samedi 3 mars 2007

Sarkozy gaulliste?

Sarkozy incarne tout ce que de Gaulle vomissait : le fédéralisme européen débouchant sur un super-Etat amputant les souverainetés nationales, la soumission à la politique étrangère américaine (cf : son avis sur la France « arrogante » à Bush en référence au discours de Villepin au Conseil de sécurité de l’ONU). Aussi, de Gaulle n'aurait jamais accepté la politique d'immigration massive de Sarko, ni surtout le CFCM ou le financement public des mosquées. Relisons Alain Peyrefitte dans son ouvrage « C’était de Gaulle » lorsqu'il cite le général:"Vous croyez que le corps français peut absorber dix millions de musulmans, qui demain seront peut-être vingt millions et après-demain quarante ? Si nous faisions l'intégration, si tous les Arabes et les Berbères d'Algérie étaient considérés comme Français, comment les empêcherait-on de venir s'installer en métropole alors que le niveau de vie y est tellement plus élevé ? Mon village ne s'appellerait plus Colombey-les-Deux-Églises, mais Colombey-les-Deux-Mosquées ! ».

Cependant, il veut faire croire aux gogos qu’il est gaulliste. Sur son blog, il écrit sans rire : « Je suis gaulliste depuis l'enfance »…

Tous les gaullistes historiques encore vivant sont foncièrement anti-Sarko. Ils ont TOUS été contre la Constitution européenne, vache sacrée des cabris. D’Alain Griotteray au Général Pierre-Marie Gallois (grand stratège fondateur de la force de dissuasion française, considéré comme un des plus grands géopoliticiens au monde, ancien conseiller diplomatique de de Gaulle), tous deux anciens résistants. Le plus autorisé d’entre eux, Pierre Messmer, académicien, Président de l’Institut Charles de Gaulle, actuel Chancelier de l’ordre de la libération, avait clairement exprimé son NON à la constitution fédéraliste et euro-mondialiste, complètement contraire à la philosophie gaullienne de la souveraineté.

Jean-Paul Bled, président des Cercles Universitaires d'Etudes et de Recherches Gaulliennes (1973-1984) , directeur de la revue Etudes gaulliennes, est lui aussi farouchement opposé à l'Union européenne fédérale de Nicolas Sarkozy.

Paul-Marie Couteaux, meneur intellectuel du courant souverainiste, auteur du discours de Chirac à la présidentielle de 1995, a fait récemment une mise au point sur le cas Sarko :

« Président fondateur du RIF que j'ai créé en 2002 après avoir quitté le RPF de Charles Pasqua, membre de l'Institut Charles de Gaulle, ancien directeur de la revue du RPR "Une certaine idée", j'appelle tous les Français fidèles à la mémoire et à l'oeuvre du général de Gaulle à dénoncer l'imposture de Nicolas Sarkozy : nulle voix ne doit se porter sur le candidat de l'insupportable, la relance de la "Constitution européenne", l'alignement sur les Etats-Unis, l'abandon des services publics et le renoncement à l'unité de la nation par un communautarisme généralisé qui signerait sa mort. »

Paul-Marie Coûteaux est actuellement conseiller politique de Philippe de Villiers et député européen MPF. Le seul Gaulliste candidat aux présidentielles est Villiers. Choisissez votre camp. La France ou le mondialisme.

Mensonges & manipulation à la sauce Sarko

Le tract ridicule de l'UMP sur l'immigration

Les nouveaux tracts de Sarko sont arrivés ! celui-ci a retenu l’attention de l’inspecteur Manchette. En effet, l’UMP se targue de ne pas régulariser les clandestins ( !).Mieux, le tract cite avec gourmandise le chiffre de « 80 000 clandestins régularisés sous le gouvernement Jospin ». Le ridicule ne tue pas, l’UMP a régularisé en 2003 20 744 clandestins, en 2004 22 814, en 2005 26 338, en 2006 les chiffres sont -encore- indisponibles mais il faut déjà ajouter les 7 000 familles de clandestins instrumentalisant leurs enfants scolarisés pour obtenir la régularisation. A raison d’une hypothèse basse de 2 enfants par famille, 21 000 personnes. Les chiffres proviennent du Secrétariat général du Comité interministériel du contrôle de l’immigration. Le total est donc de 20 744 + 22 814 + 26 338 + 21 000 = 90 896 sans compter l’année 2002 ! Soit plus que la gauche !

Aussi, il est important de rapporter les conclusions du rapport Castera, commandé par Sarkozy, ayant fait planché les experts de son ministère, qui élude : « L’immigration “choisie” ne se substituera pas à l’immigration “subie”, elle risque au contraire de créer une vague supplémentaire d’entrée d’immigrés qui ne seront pas à l’abri du chômage. »

En effet, Sarko ne veut pas revenir sur les 3 principales sources d’immigration : le regroupement familial ( 60% du total), le droit du sol (55 000 naissances annuelles d’enfants étrangers) et la politique laxiste en matière de visas (200 000 pour l’Algérie par an), 50% des clandestins (selon l’Intérieur) étant des individus ne repartant pas après l’expiration de leur titre.

Source:sarkopipo.com

Henri Guaino, ou comment faire un grand écart avec Sarko!

medium_bioguaino.jpgHenri Guaino, ce nom n’évoque pas grand-chose sinon rien chez les français. Et pourtant, cet homme est le nègre patenté de Sarko, écrivant ses discours, le conseillant sur le choix des mots qui feront mouche, adaptant chaque tirade aux différents auditoires : Pieds noirs et Harkis, ouvriers, immigrés, classes moyennes. Son profil est celui d’un homme de l’ombre, d’un régisseur habitué des coulisses du pouvoir. Cet économiste passé par Science-po Paris (qui rata l’ENA 3 fois), fut un compagnon proche de Philippe Séguin avant de se mettre brièvement au service de Chirac en 1995, inspirant l’idée de rupture…ça vous rappelle quelque chose ? Après le divorce Pasqua-Villiers, il participe à la création du nouveau RPF avec Pasqua. On l’a compris, ces 15 dernières années, Guaino suit une trajectoire unique : celle du souverainisme. Après avoir pourfendu le traité de Maastricht avec Seguin, raillé le franc fort puis l’euro fort avec Pasqua, conspué le mondialisme de l’OMC qui va ruiner notre agriculture et dénoncé l’Europe fédérale supra-nationale , Guaino rejoint un béni oui oui de Bruxelles et de l’OMC ! Tout comme Chirac, Guaino n’a pas peur des grands écarts idéologiques, des pirouettes opportunistes et des saltos arrières.


Comme l’a confié William Abitbol au Figaro « Guaino va à Sarkozy comme des lunettes à un canard ». son ami Frank Borotra renchérit « il est très difficile de concilier la France éternelle et l’euro-libéralisme ».


Alors ? Que s’est-il passé pour qu’un tel souverainiste vire à 180° et serve le camp opposé ? Guaino explique sans rire que Sarko (comme Saint-Paul sur le chemin de Damas) « a changé ». L’explication tient à une nature malheureusement très répandue chez les professionnels de la politique : un carriérisme faisant primer la promotion sur les convictions, la propension à prendre le sens du vent pour s’assurer d’une place…quitte à se renier jusqu’à l’âme. Ah, j’oubliais, le dernier livre de Guaino s’appelle « La sottise des modernes »

Source: sarkopipo.com

Musulmans en France: quel chiffres?

Dans un sondage de L'hebdomadaire La Vie sur les religions en France, le chiffre annnoncé de 3% de Français se déclarant musulmans laisse songeur. Par exemple pour la Seine-saint-Denis le chiffre donné est de "plus de 6%" de la population. C'est-à-dire? 7%? 10%?40%? On ne sait pas trop. D'ailleurs l'article précise que "3% des Français disent pratiquer cette religion" tandis que pour les autres religions, sont retenus dans le sondage ceux qui se "sentent proche" et pas forcément les pratiquants, il y a donc ce qu'on peut appeler manipulation en juxtaposant des pourcentages qui ne sont pas comparables.

Quoiqu'il en soit ces Chiffres paraissent étranges lorsque l'on sait que déjà en 1994 un article du Monde évaluait les musulmans à «6,5% de la population française, soit 3,7 millions». En 1996, le Secrétariat des relations avec l'islam donne une estimation de 4,2 millions tandis que Charles Pasqua, ministre de l'Intérieur, s'exprimant à propos des attentats terroristes, évoque «5 millions de musulmans [en France], dont 1 million de pratiquants, 50 000 intégristes et probablement 2 000 radicaux».

Selon ce site "la France est le pays européen qui compte le plus de musulmans : environ 4 millions de personnes sont d'origine musulmane."

Reste à savoir quels sont les critères retenus pour définir qui est musulman ou pas en France. Faut-il inclure tous ceux qui font le ramadan et qui, dans cette période-là ne mettent pas les pieds dans une mosquée ou dans un lieu de culte? Une enquête de l’Ined de 1995 estimait qu’un tiers du nombre supposé de musulmans par la culture était pratiquant. Façon de réduire le chiffre...

Dans L'Express du 4 décembre 2003 intitulé "Les vrais chiffres de l'islam en France" on pouvait lire ceci:

Selon une étude réalisée par la démographe de l'INED, Michèle Tribalat, la population musulmane représenterait 3,7 millions de personnes, soit 6,5% de la population. Ce chiffre est très en deçà de ceux annoncés par les hommes politiques (4,2 millions et 5 en 1996, et 6 millions, il y a quelques jours par le ministre de l'Intérieur). Les personnes en âge de voter seraient de 1,2 millions, ce qui relativise la question du "vote musulman". Ce constat malmène donc quelque peu le consensus qui régnait sur cette évaluation et pose la question des enquêtes statistiques sur les pratiques religieuses. "Le manque d'informations ne concerne pas seulement les musulmans : nous ne connaissons pas non plus le nombre de juifs en France. Aujourd'hui, on avance à l'aveugle des chiffres compris entre 600 000 et 700 000 juifs. "La Croix" fait des enquêtes régulières sur l'affiliation et la pratique des chrétiens, mais nous ne savons rien des "nouveaux mouvements religieux", qui pourtant, défraye la chronique. Chacun plaide pour sa chapelle dans la plus totale méconnaissance" (Michèle Tribalat).
Wikipédia rappelle que les chiffres annoncés doivent être pris avec précaution puisque "la loi Informatique et Liberté de 1978 interdit tout dénombrement dans les enquêtes officielles portant sur l’appartenance ethnique ou religieuse."

Addendum: comme toujours dans pareil cas, inutile de dire que la présence massive de clandestins d'origine musulmane sur le territoire français n'existe pas dans l'esprit des statistiques officielles...

Source: voxgalliae

L'escroquerie des sondages!

«Il y en a plus que jamais ! En ce moment, on est à trois sondages par jour en moyenne depuis le début du mois.» Alain Garrigou, professeur de Sciences politiques à l'université de Paris X Nanterre, en rirait presque, si le constat qu'il dresse n'était tragique pour la démocratie. Dans L'ivresse des sondages (La Découverte, 2006), son dernier ouvrage, il met à nu les outils de la manipulation sondagière, qu'entretiennent journalistes et politiques.

Source : www.politic-art.com





Jérôme RIVIERE invité politique d'Olivier MAZEROLLE sur BFM-TV

Jérôme RIVIERE, Président du Comité de Soutien de Philippe de VILLIERS, était l'invité politique d'Olivier MAZEROLLE sur BFM-TV le 1er mars 2007.


Jérôme RIVIERE sur BFM-TV



Politisation de l'Islam et abandon de nos valeurs fondamentales

PARIS (AP) - Philippe de Villiers estime dans un entretien à "La Croix" de mercredi que "chaque musulman (doit) amputer une partie, la partie politique, de sa religion" afin d'"appliquer les lois républicaines".


"L'idée de vouloir greffer des cultures extérieures pour construire une juxtaposition d'alvéoles culturelles et une addition de mémoires particulières porte un risque pour la paix civile", dit le candidat souverainiste du Mouvement pour la France à l'élection présidentielle.


"C'est à l'islam de s'adapter à la France, pas le contraire", réaffirme-t-il, partisan "d'imposer des modes de vie compatibles avec notre corpus juridique et éthique si l'on ne veut pas demain accepter la répudiation, l'excision, ou la lapidation".


Il dénonce une nouvelle fois la politisation selon lui du Conseil français du culte musulman (CFCM), mis en place par le ministre de l'Intérieur et candidat de l'UMP Nicolas Sarkozy, et "regrette" que l'"on n'ose plus dire que la France est un pays judéo-chrétien".



Pour Philippe de Villiers, "notre société, depuis Mai-68, essaie de vivre dans une post-modernité en se coupant de ses valeurs fondamentales". AP


source : JPF 44



Faire respecter notre NON face au système ! - Edito de Paul-Marie Coûteaux

Paul-Marie COÛTEAUX
Conseiller politique de Philippe de VILLIERS,
Député européen.

Mardi 27 février, Bruxelles : Rencontré ce matin, à la buvette du Parlement européen deux collègues français, un PS, un UMP que par charité je ne nomme pas. Le premier me lance : "Vous n'aurez pas vos signatures, et JM. Le Pen ou Dupont-Aignan pas davantage. C'est désolant, mais les maires sont tellement lassés par les requêtes des uns et les pressions des autres que même certains élus socialistes refusent de parrainer Ségolène!" Ayant encore l'humeur à sourire, je propose en boutade une nouvelle révision constitutionnelle interdisant la candidature de quiconque s'est prononcé pour le "non" : on éliminerait ainsi le risque de voir élu un Président de la République qui prendrait la souveraineté nationale, donc la République, au sérieux. Intervient alors le député UMP, goguenard : " De toutes façons, vous ne faites que quelques pourcents, cela ne change pas grand chose..." Ainsi, pour cet élu UMP, 55 % des Français "ne change pas grand chose" ! Un peu gêné, il conclut : il y aura au moins deux candidats du "non" : Buffet et Laguiller !".

Il faut ronger son frein, se convaincre qu'il y a tant de bonnes volontés, à travers tous les départements de France, que Philippe de Villiers aura, lui au moins, les signatures requises. Mais comment se satisfaire de ce constat : il se trouve des élus pour envisager froidement que 20 à 25 % du corps électoral français (toutes les études sur le 29 mai démontrant que les "non" se répartissaient à égalité entre droite et gauche) n'ait aucun représentant à l'élection présidentielle. Encore ces candidats sont-ils systématiquement placés en situation d'infériorité par rapport aux deux ou trois personnalités bien aimées du Système, assurées de leurs parrainages, et prêtes à dire "oui" là où les Français ont dit Non -un Non pourtant emblématique et majeur, qui, à travers la dérive de l'Union européenne, a justement refusé le dessaisissement de la démocratie. En somme, c'est le coup d'Etat permanent.

De cela, il faut tirer les conséquences : le Président de la République que nous allons élire a pour fonction d'incarner l'unité de la nation, de protéger sa souveraineté, d'assurer le bon fonctionnement des services publics, en un mot de garantir l'autorité de l'Etat, par là du Bien commun, par là de la paix civile. Ces missions, il ne peut les remplir qu'à une seule condition: qu'il dispose d'une légitimité populaire forte, condition de toute action publique. Qu'elle vienne à disparaître, et c'est le corps social tout entier qui se délite. Or, la légitimité, procédant toute entière de l'élection au suffrage universel, est bien plus fragile qu'on ne le croit. Si le suffrage n'était plus universel parce que s'en trouverait d'emblée exclu le quart de l'électorat, ou si les abstentionnistes représentaient la plus grande partie des quelque 47 millions de Français en âge de voter, on peut être alors certain que le quinquennat ouvert en mai achèverait la République, la légitimité entrant dans une sorte de déliquescence en spirale, d'où pourrait surgir n'importe quelle violence, n'importe quel tremblement de terre. Tel est l'enjeu de l'incroyable partie qui se joue en ce mois de mars : le respect de l'électeur, ou le chaos.

Airbus, le symbole d’une Europe en panne... par Jérôme Rivière

Le billet de Jérôme Rivière,

député UMP,
Président du comité de soutien à Villiers,


La crise que connaît Airbus aujourd’hui trouve son origine dans trois erreurs historiques. Et c’est bien à celles-ci qu’il faut s’attaquer si nous souhaitons que ce rêve industriel ne se transforme pas en cauchemar économique.

1° Airbus souffre d’un Euro surévalué. Tant que le pouvoir politique ne sera pas en mesure de signifier à la Banque Centrale européenne que sa mission est aussi de favoriser la croissance, l’Euro restera surévalué. Cet état de fait limite nos exportations, incite les consommateurs comme les entreprises françaises à importer, et en bout de chaîne produit des délocalisations.

2° Airbus est une société du groupe de défense EADS. Pour lutter à armes égales avec Boeing, ce groupe devrait pouvoir bénéficier d’un soutien en matière de R&D (recherche et développement) à l’image de ce dont bénéficie son concurrent américain.

Hélas, c’est bien l’inverse qui se produit. 6 pays européens ont investi 4 milliards d’euros de R&D aux USA dans le développement d’un avion de chasse (le JSF35) dont l’objectif est de tuer la concurrence européenne. Nous devons mettre en place une préférence européenne sur le modèle du « Buy American Act » pour construire enfin une Europe qui protège.

3° Enfin il faut, en matière de décisions stratégiques pour l’entreprise, mettre un terme au dogme du 50/50 franco-allemand. Cette gestion politique - on voit Chirac et Merkel se mêler d’activités industrielles - conduit à ne pas voir émerger un seul patron pour l’entreprise. Dans le cas d’Airbus, le savoir faire, comme la majorité des financements sont français à travers la société Aérospatial. La parité avec Dasa avait été acceptée pour des raisons politiques qui aujourd’hui nuisent à la politique industrielle de l’entreprise.




"Si je vous dis...", le point de vue de Jérôme Rivière



Le président du comité de soutien à Philippe de Villiers, le député UMP Jérôme Rivière, répond à Nice Premimum.

Nice Premimum : Si je vous dis...

Ségolène Royal ?


Jérôme Rivière : "De la compassion sans aucun doute, mais pas de propositions concrètes pour faire sortir notre pays de l’ornière dans laquelle il est coincé."

Marie-Georges Buffet ?

JR : "Des idées qui peuvent paraître généreuses mais qui sont déconnectées de toutes les réalités économiques de notre pays."

Nicolas Sarkozy ?

JR : "Il nous dit qu’avec lui tout deviendra possible. Mais quand tout est possible, c’est que rien n’est choisi. Pourtant, la première qualité d’un homme d’Etat c’est sa capacité de faire des choix."

François Bayrou ?

JR : "Une analyse assez juste des dysfonctionnements de la société française. Des réponses inadaptées parce que le consensus ne peut pas être la forme de gouvernement d’un grand pays. Il n’est pas possible d’être d’accord sur tout."

Jean-Marie Le Pen ?

JR : "Des propositions courageuses, un positionnement politique invariable et clair, mais entachés par des dérapages inacceptables. Il n’a situé son action que dans la protestation, la politique c’est l’action."

Source: jeunesetpatriotes

Villiers sur la Toile, entrée dans le top 5

Buzz-blog présidentielle 2007 qui mesure le "bruit" que font les différents candidats sur la toile vient de faire rentrer Philippe de Villiers dans son top 5.



La justice dit NON à l'homoparentalité ! Jérôme Rivière

Le 20 février, la justice a dit non à l’homoparentalité. C’est ainsi que doit être comprise la décision de la Cour de cassation qui a jugé illégale l’adoption simple au sein de couples homosexuels, se fondant sur « l’intérêt supérieur de l’enfant ».
La décision de la Cour de cassation est très claire. Elle a interdit l’adoption simple d’un enfant par la compagne de la mère biologique, considérant cette adoption simple contraire à « l’intérêt supérieur de l’enfant ».

Quel bon sens !

Trop souvent des lobbies excités et excessifs, s’agitent pour exiger le droit à l’adoption, le droit d’avoir des enfants, sans une seule fois évoquer les droits des enfants !

Cette décision va faire jurisprudence.

Conformément à notre droit, elle n’empêchera pas les homosexuels célibataires d’adopter un enfant, mais elle interdit la constitution de « familles homosexuelles » avec un statut juridique.

J’ai déjà pu l’écrire, il ne me parait pas conforme à l’intérêt de l’enfant de permettre son inscription dans une filiation qui ne serait pas structurée sur l’altérité sexuelle des parents, et ce au risque de rendre sa généalogie incohérente et de l’exposer dangereusement à des difficultés d’identification et de structure de sa personnalité.

Nicolas Sarkozy reste sur ce sujet comme sur d’autres très ambigu puisqu’il promet d’assouplir les démarches, alors même que l’UMP est contre l’adoption pour les couples homosexuels !

Source: Site web de Jérôme Rivière

Patrick Louis sur France 3

Patrick LOUIS est Député français au Parlement européen, soutien de Philippe de Villiers à l'Election présidentielle et candidat aux Municipales de Lyon en 2008.

Blog des Jeunes Pour la France de Lyon : http://jpflyon.hautetfort.com/
Site web du MPF Rhône : http://rhone.mpf-sudest.org/

Invité de France 3, "La voix est libre" :

Source: jeunesetpatriotes


mercredi 14 février 2007

Coup d'Etat en robe

Edito de Paul-Marie Couteaux
Conseiller politique de Philippe de VILLIERS
Député français au Parlement européen.
14 février 2007


Voici une petite histoire juridique, donc complexe ; mais il est impératif que chacun la comprenne bien.Le protocole de Kyoto visant à limiter l'émission de gaz à effet de serre inspira à la Commission européenne une directive fixant aux Etats les cadres dans lesquels ils pouvaient transposer en droit national le fameux principe des quotas, les autorisant notamment à contrôler certains secteurs industriels plus que d'autres. C'est ainsi qu'un décret de 2005 vise l'industrie sidérurgique bien plus sévèrement que les industries du plastique et de l'aluminium. Première visée, la société Arcelor attaque alors le décret devant le Conseil d'Etat au nom du principe d'égalité. Ce jeudi 8 février, celui-ci rend son arrêt et, tout en estimant que le décret viole en effet le principe d'égalité, refuse de l'annuler, motif pris de ce que, s'il le faisait, il invaliderait la directive européenne elle-même.

Le Conseil d'Etat ne fait ainsi que prolonger sa jurisprudence ancienne (arrêt Nicolo) et suivre le Conseil constitutionnel qui, en juin 2004, avait refusé de juger la constitutionnalité d'une loi transposant elle aussi une directive européenne - cas de figure qui constitue désormais la majorité de notre droit. Autrement dit, toute norme européenne, même lorsqu'elle est transposée en droit national par le législateur (sous forme de loi) ou par le gouvernement (sous forme de décret), s'applique sans recours, fut-elle contraire à la Constitution et à des principes fondamentaux aussi établis que l'égalité devant le droit. Elle jouit ainsi ipso facto d'une sorte d'immunité juridique, phénomène absolument inconnu dans un Etat de droit, et jusqu'à présent réservé aux despotismes.

Or, ce coup de force est passé inaperçu. Seul le Professeur Dominique Rousseau s'est alarmé, dans un entretien accordé au Monde du 9 février, de ce que désormais aucun domaine "n'échappe au champ d'application du droit communautaire", affirmant même que "la Cour de Justice des Communautés européennes [a] vocation à devenir une Cour fédérale à l'américaine". Silence général de tous les partis politiques, y compris de ceux qui ont appelé à voter "non". Une fois de plus, Philippe de Villiers est le seul à soulever cette affaire. Elle est pourtant de taille : on se souvient que l'une des plus graves objections que nous faisions à la Constitution Giscard était son article 6 consacrant définitivement la primauté absolue du droit européen. L'arrêt du 8 février revient à le faire appliquer dans les faits. On peut dire sans exagérer que, par le droit, c'est un empire paradoxal qui s'installe, un empire par le droit, une sorte de dictature en robe.

Nous avions cru avoir gagné la partie contre la Constitution ; mais tout est à refaire ! En réalité, rien ne sera possible aussi longtemps que les Français ne confieront pas les affaires de l'Etat à des serviteurs du Bien commun capables de faire respecter politiquement la souveraineté de la nation. Tel est l'enjeu majeur des prochaines élections, et il y a fort à parier qu'il est présent dans l'esprit des oligarchies fédéralistes qui, pour se revancher du 29 mai, ont attendu les Français au tournant électoral pour placer à leur tête un chef et un parti qui diront "oui" à leur place. C'est ce que l'on appelle la relance de l'Europe. Or, on ne lance pas l'Europe comme une savonnette ou un ballon et, n'en déplaise à Mme Merkel et à ses affidés parisiens, on la relancera encore moins si c'est à la figure des peuples. L'Europe, il faut la refonder et pour cela lui donner un traité refondateur entièrement nouveau, respectant les nations et leurs forces propres - ce qui était l'inspiration du traité de Rome, vieux de cinquante ans en mars prochain et qu'il nous faut reprendre de bout en bout.

Villiers soutient les Vignerons français, protecteurs de nos traditions viticoles françaises.


"Je pensais au fait que le futur président de la République, si c’est moi, sera un buveur de vin qui succédera à un buveur de bière !" s'est amusé lors de cette émission en répondant à la question d'une vigneronne inquiète pour l'avenir de sa profession en France.
Philippe de Villiers a détaillé 3 mesures destinées à "protéger" le vin français :
C'est Vitiblog, le Métablog de la Vigne et du Vin qui le souligne après l'intervention de Philippe de Villiers dans l'émission politique de TF1, "J'ai une question à vous poser".

" Il faut protéger le vin français de trois manières.
La première manière c’est d’exiger une protection européenne des vins européens. 400 000 ha de vignes qui vont être arrachés, c’est un scandale. Nous ne devons pas accepter d’arracher nos vignes parce que c’est notre patrimoine, c’est notre patrimoine culturel.

Deuxièmement, il faut renverser la charge de la paperasse pour les viticulteurs. C’est à dire que ce n’est plus aux viticulteurs à remplir la paperasse de l’administration, c’est à l’administration de remplir la paperasse des viticulteurs. Et quand on fait cela, croyez moi, il n’y a plus qu’1 papier sur 30 qui est utile !

Et troisièmement, il faut faire une promotion culturelle du vin français. Naturellement il y a l’alcool, naturellement il y a l'alcoolisme. Mais le vin ce n’est pas l’alcool. Le vin c’est une culture.
Goûter le bon vin, c’est comme goûter un ver de Verlaine... Jeu de mot involontaire... mais bienvenu ! "

Le 9 février dernier, à l'occasion d'une convention viticole organisée à Orange par le maire de la ville Jacques Bompard, Philippe de Villiers avait déjà souligné la dimension culturelle du vin dans un discours rapporté par Le Monde, La Provence et Le Dauphiné libéré.

Villiers veut faire de la France une pépinière d'entreprises

En déplacement hier dans l’Aisne, Philippe de Villiers a déclaré vouloir faire de la France la « pépinière mondiale des PME ». Le candidat du Mouvement Pour la France visitait une PME de 22 personnes spécialisée dans les adjuvants pour les produits phytosanitaires et les oligo-éléments pour les cultures.

«Il y a deux mondes» dans l'économie, a expliqué Villiers. «Les entreprises du CAC 40, avec le capital qui prospère à Paris et le travail qui part en Chine», et «les PME qui permettent l'association du capital et du travail».

Pour le président du Mouvement Pour la France, le patron de PME «risque son argent et regarde non pas ses actionnaires ou des fonds de pension qui lui demandent 15% de rentabilité immédiate, mais ses salariés et ses clients».

Développant ses propositions devant une quarantaine de journalistes qui suivaient ce déplacement de campagne, Philippe de Villiers a rappelé qu'il était favorable à l'exonération de 50% des charges sociales pour les PME - «une mesure qui s'autofinancerait en créant un millions d'emplois en une seule année» - et plaidé pour la suppression des 35 heures.

Reportage de France 2 sur le déplacement de Villiers :

Philippe de Villiers face aux Français - TF1


Voici l'intervention de Philippe de Villiers, candidat à la présidentielle de 2007, lors de l'émission politique de TF1 "J'ai une question à vous poser". En 2 parties.


La 1ère partie :

P2V_tf1_1ère_partie


La 2ème partie :



mardi 13 février 2007

Ecologie: Villiers dans l'action!


Le président du conseil général de Vendée et candidat MPF à la présidentielle, Philippe de Villiers, attend que le procès de l'Erika, qui s'ouvre lundi à Paris, «fasse jurisprudence» en fixant comme principe une coresponsabilité des affréteurs et propriétaires de navires.

«Nous voulons dire «plus jamais ça», a insisté M. de Villiers, dont le département est partie civile au procès de la plus grande marée noire française. Avant le début du procès, il a dit devant la presse vouloir que «le jugement du TGI de Paris fasse jurisprudence». Si le procès permet de «dire que le propriétaire de la cargaison, en l'occurrence Total, ne peut pas ne pas s'intéresser à la façon dont la cargaison est embarquée, alors tout va changer», a expliqué M. de Villiers : «les propriétaires des cargaisons se sentiront aussi responsables que les propriétaires des navires et il n'y aura plus de navire pourri car le risque sera trop grand». (source : afp)

Voici la déclaration de Villiers :





Equipe de campagne, l'UNION des Patriotes

Comité de Campagne VILLIERS 2007

Bureau

  • Guillaume Peltier, Porte-parole de Philippe de Villiers, Directeur de campagne
  • Véronique Besse, Conseiller politique
  • Jacques Bompard, Chargé des relations extérieures
  • Paul-Marie Couteaux, Conseiller politique
  • Patrick Louis, Chargé des relations extérieures
  • Aurélien Martin, Responsable du programme du candidat
  • Isabelle Muller, Directrice de la Communication et Chef de cabinet de Philippe de VILLIERS.
  • Matthieu Spiesser, Trésorier de la campagne
  • Jérôme Rivière, Président du Comité de soutien de Philippe de Villiers

Comité

  • Georges Berthu, Conseiller affaires européennes
  • Philippe Darniche, Conseiller affaires locales
  • Jean-Louis Millet, Conseiller sécurité
  • Bruno Retailleau, Conseiller économique
  • Dominique Souchet, Conseiller affaires étrangères
  • Alexandre Varaut, Conseiller juridique
  • Jean-Baptiste Doat, Coordinateur des jeunes

Représentants de la société civile

  • Christophe Beaudouin avocat
  • Marie-Pierre Chaumette professeur
  • Edouard Delorme cadre commercial
  • Isabelle Loreaux chef d’entreprise

vendredi 9 février 2007

Ce n’est pourtant pas de la fiction : les journaux de ces derniers jours parlent d’ «une très nette percée» des représentants de la «droite souverainiste», incarnée par les «proches de Philippe de Villiers» et ce, «malgré des moyens humains et financiers sans commune mesure avec ceux des autres». On croirait vivre, par anticipation, la soirée électorale du premier tour de l’élection présidentielle. Et l’on ne se trompe pas.

En obtenant 19,19 % des suffrages à l’issue des dernières élections dans les chambres d’agriculture (12,15 % en 2001), la Coordination rurale, dont le modèle agricole correspond en tous points à celui que promeut le Mouvement Pour la France, est devenu le deuxième syndicat agricole en France.

Cette victoire, c’est d’abord la victoire du non au référendum qui se voit confirmée par une population agricole déterminée à tourner le dos au productivisme marchand, aux primes sans les prix, à l’abandon de nos campagnes. C’est aussi la confirmation de la justesse des positions de Villiers, qui présentait dans son discours devant les Jeunes Agriculteurs lors de leur Congrès national aux Sables d'Olonne le 6 juin 2006 son projet agricole.

Nous vous proposons de visionner le discours prononcé par Philippe de Villiers devant les Jeunes agriculteurs (6 juin 2006) :




Philippe de Villiers - 06/06/2006

L'équipe de Philippe de Villiers pour la présidentielle

Philippe de Villiers a présenté à la presse son équipe de campagne composée d’un Bureau de campagne, d’un Comité de campagne et de représentants de la société civile.

Organe de décision, le Bureau de campagne est composé de 9 membres dont le Directeur de campagne Guillaume Peltier (par ailleurs porte-parole de Philippe de Villiers), de Véronique Besse (député, conseiller politique), de Paul-Marie Coûteaux (député européen, conseiller politique), de Jérôme Rivière (député, Président du Comité de soutien), de Jacques Bompard (maire) et de Patrick Louis (député européen) tous deux chargés des relations extérieures. Il se réunira toutes les semaines.

Le Comité de campagne est lui composé de 8 conseillers dont Georges Berthu (haut fonctionnaire, député européen de 1994 à 2004, chargé des Affaires européennes), Philippe Darniche (sénateur, chargé des Collectivités locales), Jean-Louis Millet (maire, chargé de la Sécurité), Bruno Retailleau (sénateur, chargé des Questions économiques), Dominique Souchet (diplomate, député européen de 1994 à 2004, chargé des Affaires étrangères), Alexandre Varaut. Organe de débats, le Comité de campagne se réunir toutes les deux semaines. Les membres du Bureau de campagne en sont membres de droit.

Au cours de cette conférence de presse, Philippe de Villiers, qui se dit «confiant mais vigilant» dans la collecte des 500 parrainages, a rappelé le sens de son projet présidentiel. Un projet illustré par l’affiche et le slogan de campagne dévoilés ce matin à la presse : «Retrouver la fierté d’être Français». Le candidat a insisté sur sa volonté de rassembler les Français autour du Patriotisme populaire, en rappelant que trois membres du Bureau de campagne étaient les symboles de ce rassemblement : son conseiller politique Paul-Marie Coûteaux avait en effet soutenu la candidature de Jean-Pierre Chevènement en 2002, le Président de son comité de soutien Jérôme Rivière est un député UMP et Jacques Bompard, chargé des relations extérieures avait soutenu la candidature de Jean-Marie Le Pen... (avocat, député européen de 1999 à 2004, chargé de la Justice).

jeudi 8 février 2007

La gauche prétentieuse de Lionel Jospin


Philippe de Villiers sur France 2, Les 4 Vérités

Philippe de Villiers était l'invité de l'émission des 4 Vérités, sur France 2.







Les Vendéens, vieille garde de "l'Empereur"!


La fédération de Vendée était rassemblée Vendredi soir (02.02) à Saint Fulgent pour sa première réunion départementale.

Philippe Darniche (Président de la fédération de Vendée), Véronique Besse (Responsable de 4e circonscription) et Wilfrid Montassier (Délégué cantonal de Saint Fulgent) étaient entourés -entre autres- de Bruno Retailleau et de Dominique SouchetPhilippe de Villiers. Etaient également présents les autres responsables de circonscriptions : Armel Pécheul pour la première, Yannick David pour la deuxième et Claude Durand pour la troisième. D'autres élus avaient aussi fait le déplacement, dont le maire de Montaigu, Antoine Chéreau.

Les militants, adhérents, sympathisants et simples curieux qui ont assisté à ce rendez-vous ont pu entendre M. de Villiers leur exposer sa vision et son amour de la France, ainsi que les fondements de son projet présidentiel.

Il a mis le feu à Saint Fulgent
envoyé par mpf85


Source: Jeunes & Patriotes

Actu MPF

En attendant la présidentielle, gel des dossiers à Bruxelles...


«Bruxelles gèle les dossiers qui fâchent Paris», titre à sa Une le journal Le Monde (7.02). Car, comme l'indique le quotidien, «si la campagne électorale française ignore l'Europe», par contre «elle s'est invitée à Bruxelles». Or, la Commission européenne ne souhaitant pas «réitérer l'épisode de la directive sur les services dite Bolkestein, qui avait contribué au non français à la Constitution européenne», elle a décidé de «reporter les dossiers qui fâchent». Ainsi, alors que «les services de Neelie Kroes, [la Commissaire à la Concurrence], ont achevé l'instruction du dossier ultrasensible» du livret A, «José Manuel Barroso, le Président de la Commission, aurait décidé d'attendre l'issue de l'élection présidentielle avant de recommander à la France d'abroger ou pas le duopole de distribution du livret A par La Poste et les Caisses d'épargne». Mais la Commission ne s'en arrête pas là : elle «a aussi reporté la présentation de son projet de réforme de la politique viticole de l'Union», réforme qui prévoit l'arrachage massif des vignobles, l'industrialisation de la production de vins, etc. et qui a particulièrement choqué le monde viticole, le vin étant ici pensé comme une simple marchandise sans considération aucune pour les hommes, les savoir-faire, les terroirs, les identités. Comme l'indique ici un haut fonctionnaire, «il n'y a pas besoin d'avoir fait l'ENA pour comprendre que ce n'est pas le moment de provoquer une levée de boucliers contre l'Europe», les viticulteurs, comme les agriculteurs, les arboriculteurs, les pêcheurs et bien d'autres étant en effet très remontés contre les institutions bruxelloises. «Autre dossier litigieux : l'environnement». La France est en effet «sous la menace d'une sanction financière de plusieurs dizaines de millions d'euros» sur le dossier de la pollution persistante des eaux bretonnes au nitrate. Or, «une initiative trop forte peut enflammer la campagne», comme l'indique là aussi un diplomate qui espère bien que «le dossier nitrate, ou un autre, ne sorte pas des tiroirs bruxellois au mauvais moment». Enfin, «sur l'OMC, Jacques Chirac et son gouvernement font tout pour entraver la relance des négociations» car ils ne veulent pas «d'un compromis, espéré en avril, qui rendrait obligatoire une réforme de la politique agricole commune». Est-ce vraiment cela la démocratie ? On cache les dossiers qui fâchent aux citoyens, en espérant qu'ils voteront pour le meilleur candidat pro-européen, et puis on les ressortira du frigo après les élections. Pour sa part, Philippe de Villiers remettra au coeur de sa campagne le thème de la construction européenne car il considère que les Français ont le droit de savoir, en toute connaissance de cause, ce qu'impliquent dans leur quotidien les décisions prises à Bruxelles.

Europe: OGM : 20 millions de tonnes par an


Le Figaro (6.02) nous apprend que «l'organisation écologiste Greenpeace a remis hier à la Commission européenne une pétition forte d'un million de signatures pour réclamer un étiquetage obligatoire des produits (lait, oeufs, viande) provenant d'animaux nourris aux OGM». Car en effet, nous explique Libération (6.02), si «depuis 2003, la législation européenne impose l'étiquetage des produits alimentaires s'ils contiennent au moins 0,9 % d'OGM» et si «cette disposition est également prévue pour la nourriture destinée aux animaux d'élevage (soja, maïs)», par contre cette disposition n'est pas prévue pour les produits dérivés. Or, selon Greenpeace, «20 millions de tonnes d'OGM pénètrent chaque année dans la chaîne alimentaire européenne via l'alimentation animale». Les citoyens ont bien le droit, en effet, de savoir ce qu'ils ont dans leur assiette...

Grippe aviaire: Bruxelles se voile la face


Afin de minimiser le retour du virus H5N1, «le commissaire européen à la Santé, Markos Kyprianou, s'est employé hier à rassurer». «Il faut considérer ce problème comme une maladie animale et ne pas intégrer dans ce débat la question d'une pandémie : le risque d'une pandémie est une question totalement séparée. Nous allons nous concentrer sur l'aspect maladie animale» a-t-il déclaré, estimant que «toutes les mesures de protection avaient été prises» et «demandant aux pays tiers de ne prendre aucune mesure d'embargo à l'encontre d'un Etat membre de l'Union européenne» (Les Echos, 6.02). Or quand on prend connaissance de l'avis du porte-parole de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), Gregory Hartl, le discours est tout autre : «Les pays européens ne sont pas à l'abri d'une épidémie humaine liée à une mutation du virus H5N1 de la grippe aviaire, même si les risques de contamination y sont moindres qu'en Asie ou en Afrique» (DNA, 5.02). Et comment s'étonner alors que la Russie, la Serbie, la Macédoine et la Croatie aient d'ores et déjà «annoncé un embargo sur les volailles hongroises» ? Il paraît d'ailleurs légitime de se demander si plutôt que de minimiser les risques, l'Union européenne ne ferait pas mieux de prendre au sérieux les avis éclairés des plus hautes instances sanitaires pour mieux pallier les risques au cas où une pandémie se déclarerait vraiment. Est-ce vraiment cela l'Europe qui protège ses citoyens ?

Union européenne: La concurrence plus vive que jamais


Le Monde nous indique ce jour que «la concurrence est plus vive que jamais au sein de l'Union», «le phénomène s'étant même accentué depuis l'arrivée des nouveaux membres, le 1er mai 2004, ces derniers disposant de taux d'imposition des sociétés en général inférieurs à ceux des anciens Etats membres : 19 % en Pologne et en Slovaquie, 16 % en Hongrie, ou 25 % en Slovénie», «l'Estonie proposant même un taux zéro sur les bénéfices réinvestis sur son territoire». C'est pourquoi la Commission se prépare à présenter «en juillet 2008 un projet de directive destiné à harmoniser l'assiette de l'impôt sur les sociétés (IS)», qui devrait recueillir le soutien de la France et de l'Allemagne qui «voient dans une future assiette commune un bon moyen de lutter contre le dumping fiscal pratiqué selon eux par certains Etats membres». Mais bien entendu, comme l'indique le quotidien, «à l'instar du Royaume-Uni, de l'Irlande, de la Pologne ou des Etats baltes, de très nombreux pays restent fortement opposés à ce projet». Or même si, comme le note un expert en fiscalité, «cette compétition incite les membres historiques à réduire le niveau de la fiscalité sur les entreprises», «ce mouvement de convergence n'a pas encore comblé les écarts» et les délocalisations d'entreprises continuent, mettant toujours plus d'ouvriers sur le carreau. Ainsi La Marseillaise (04.02) nous rappelle que «récemment encore, quelques 300 salariés de DIM, Well et Arena se sont rassemblés devant l'Assemblée nationale, pour demander au gouvernement de prendre ses responsabilités». Car l'histoire se répète sans cesse : c'est «celle d'ouvriers et d'ouvrières du textile, qui ont été vendus, puis rachetés, de nouveau vendus, qui ont accepté beaucoup de sacrifices pour maintenir la compétitivité de leur entreprise, ont supporté les pressions sur les salaires, ont dû modifier leurs horaires, produire plus en moins de temps, subir plusieurs plans de licenciements pour, au final, entendre la sentence fatale : la production est délocalisée». Et le quotidien de poursuivre : «Mais cette réalité est loin d'être une exception française comme en témoigne notre reportage en Grèce et en Roumanie. L'Union européenne pourtant fait rêver... avant que les réalités de son fonctionnement apparaissent pour ce qu'elles sont : une machine à générer le maximum de profits rapides». Car dénonce La Marseillaise, «la logique libérale est ici claire» : «il s'agit d'instituer un nouvel ordre social en mettant en concurrence directe les salariés de tous les pays, grâce à la suppression des barrières douanières et à la libéralisation de la circulation des capitaux». Et le quotidien de conclure : «L'Homme, quel que soit le pays qu'il habite, ne pèse pas lourd dans cette logique. Sauf à être considéré comme un esclave moderne». C'est bien ce que dénonce Philippe de Villiers qui s'insurge depuis de nombreux années contre le dogme de la concurrence libre et non faussée si cher à la Commission européenne qui n'a qu'une idée en tête, celle de broyer les nations, les cultures, les traditions, les spécificités nationales et au passage... les citoyens. Est-ce vraiment l'Europe que nous voulons ?

Service civique: Volontaire ou obligatoire ?


Elle a d’abord proposé le service civique volontaire, puis, il est devenu obligatoire. Deux jours plus tard, il était à nouveau volontaire. Encore une fois, la candidate socialiste semble avoir bien du mal à tenir le cap du programme de son parti, pourtant voté par les militants en juin 2006. Jeudi soir (01.02) à Grenoble, alors qu’elle tenait un meeting destiné aux jeunes, Ségolène Royal avait balayé le programme du PS pour annoncer une nouvelle mesure, un service civique, désormais obligatoire. Devant les réactions provoquées par cet «escamotage», la candidate socialiste a donc été contrainte de faire machine arrière et de corriger le tir. «Pour habiller cette volte-face, note Le Figaro (03.02), elle a annoncé qu’elle confiait à Bernard Kouchner le soin d’ouvrir une concertation et de lui faire un rapport sur les modalités de mise en œuvre de cette mesure». Un acte de «bravitude»…

Islamisation: «L'Europe bientôt en tchador»...


Dans son édition du 1er février, Courrier International reprend, sous un titre on ne peut plus explicite «L'Europe bientôt en tchador», quelques extraits d'un «article hallucinant du quotidien de droite israélien [Jerusalem Post] sur la poussée démographique des musulmans en Europe et ses conséquences néfastes pour les Etats-Unis, Israël et les Juifs». Et cela commence fort : «Si jamais vous vouliez voir Paris ou Rome avant de mourir, et que vous n'en avez pas encore eu l'occasion, vous feriez peut-être bien de vous hâter. Car, bientôt, l'essentiel de ce que nous considérons aujourd'hui comme l'Europe occidentale se sera transformé en une branche du monde musulman. C'est en tout cas la conclusion déplaisante, mais absolument inévitable qu'il faut tirer de la dégringolade démographique qui entraîne l'Europe vers le néant». Et pour justifier cette constatation, le quotidien de citer le récent rapport de la Rand Corporation (un think-tank américain) : «dans toute l'Europe, les taux de natalité sont en chute libre et la taille des familles se réduit. Le taux de fertilité total est aujourd'hui de moins de deux enfants par femme dans chaque Etat membre de l'Union européenne». Or, selon les démographes, «pour que la population d'une société demeure stable, son seuil de remplacement implique un taux de natalité de 2,1 enfants par famille», «tout chiffre inférieur est synonyme de déclin et de dissolution». Même le Conseil de l'Europe a lancé un avertissement en déclarant en 2004 dans son «livre blanc de la démographie» que «dans toute l'Europe, il y a eu plus de décès que de naissances pour l'année 2003». Et le quotidien de citer l'éditorialiste canadien Mark Steyn qui souligne dans son nouveau livre, America Alone (L'Amérique seule) : «Quel est le pourcentage de la population musulmane de Rotterdam ? 40%. Quel est le prénom masculin le plus répandu en Belgique ? Mohammed. A Amsterdam ? Mohammed. A Malmö, en Suède ? Mohammed». Et même The Daily Telegraph de Londres rapportait en décembre 2006 que «Mohammed et son autre graphie la plus courante, Muhammad, sont désormais des prénoms de bébés plus populaires en Angleterre et au pays de Galles que Georges». Car, comme le relève le quotidien, «si les Européens sont actifs partout sauf au lit, les populations musulmanes qui vivent en leur sein se montrent beaucoup plus prolifiques». Or d'après des «projections réalisées par le National Intelligence Council du gouvernement américain, la population musulmane du continent, actuellement de 20 millions, aura probablement doublé d'ici à 2025». Le quotidien note qu'une «Europe de plus en plus islamisée sera de plus en plus hostile à Israël et aux Etats-Unis» et que «même si les gouvernements européens parvenaient à inverser la tendance, ce qui semble fort peu probable, il faudrait des années avant que le changement ne soit perceptible. Or, en attendant, l'influence politique musulmane continuera de se développer et de s'étendre, et les dirigeants européens ne pourront que difficilement faire abstraction des exigences de la communauté». Et de conclure : «Par conséquent, si vous voulez vraiment voir la tour Eiffel de près, je vous conseille de ne pas trop tarder. Le temps de dire ouf, et elle pourrait bien avoir été transformée en minaret»... Une analyse qui rejoint ce que dénonce Philippe de Villiers : non seulement, il a préconisé de longue date de mettre en place une vraie politique familiale, qui aurait eu pour conséquence de relancer la natalité ; mais de plus, il met en garde contre «l'islamisation» de la France, prônant une immigration zéro et une politique généreuse de co-développement des pays les plus pauvres.

Un constat sans appel: «Europe, la machine folle»...


«Europe, la machine folle» : c'est sous ce titre évocateur que L'Express (01.02) revient sur la construction européenne actuelle. Le constat est sans appel : «L'Europe qui se construit à Bruxelles ressemble de plus en plus à un train fou lancé sur une pente vertigineuse». Bien entendu «la prudence dicterait au moins au conducteur de ralentir la vitesse». Mais «pas du tout : pied au plancher, José Manuel Barroso, le Président de la Commission, fonce tête baissée». Quelle mouche a donc piqué la Commission s'interroge l'hebdomadaire ? Le dogme ! «Le marché est faussé par des monopoles qui font monter les prix. Cassons-les, libéralisons le secteur ; des nouveaux entrants se feront concurrence, et feront baisser les prix». Voilà le vrai «catéchisme» de la Commission. Mais si cette recette a pu réussir dans un secteur tel que les télécoms, pour autant elle n'est pas forcément la bonne dans tous les domaines. Mais qu'à cela ne tienne ! «Si c'est un fiasco, comme dans le secteur de l'énergie», les institutions bruxelloises considèreront que «c'est que l'on n'est pas allé assez loin !». Pourtant «plus personne ne croit à la baisse des prix. En deux ans, le prix du mégawatt/heure a triplé de 20 à 60 euros pour les industriels, alors qu'EDF demeure le producteur le moins cher du marché européen grâce à son parc nucléaire». Et malgré ce constat amer, «Bruxelles veut maintenant faire sauter les tarifs réglementés qui protègent les consommateurs français, toujours au nom de la libre concurrence». Mais «pas question de remettre en question le dogme», même si tous les secteurs s'effondrent les uns après les autres. «Après le fret ferroviaire de la SNCF, en train de s'effondrer sous les coups de boutoir d'une concurrence brutale, La Poste est, elle aussi, sur le pied de guerre (...) Et le grand choc approche avec la concurrence totale pour les particuliers, au 1er janvier 2009. Une bombe sociale et politique à retardement». «Le cinéma français tremble aussi». Et dernière cible en date : «les jeux de hasard». «De l'idéologie pure» s'inquiète un dirigeant d'une grande entreprise publique française. Mais comme le rappelle très justement le lobbyiste Stéphane Desselas, directeur d'Athenora Consulting, la logique libérale est inscrite «dans les gènes» de la Commission. Alors, puisque «la feuille de route de la Commission Barroso [peut] tenir sur un timbre-poste» (traque des aides publiques, démantèlement des monopoles, dérégulation), comment s'étonner que l'Europe ait perdu ses repères puisqu'elle n'a plus de «colonne vertébrale». Et l'hebdomadaire de lister les problèmes : «premier problème : la Commission n'a pas vraiment de direction politique». Car «en moins de dix ans, le petit collège de 6 membres est devenu une équipe de 27 commissaires, convertis pour la plupart à la toute-puissance du marché», ce qui fait dire au juriste Antoine Gosset-Grainville qu'«il y a un recul la collégialité et beaucoup moins de cordes de rappel pour éviter les dérives». Des dérives amplifiées par «le pouvoir de l'administration, avec cette caste de 20 000 hauts fonctionnaires polyglottes et cosmopolites». «Ces brillants esprits vivent dans leur bulle, imprégnés de culture libérale, mais complètement coupés de la réalité des entreprises» s'insurge un dirigeant d'une grande entreprise publique française. Autre problème pointé du doigt par L'Express, et non des moindres : «les lobbyistes, cet univers d'agents d'influence qui font la loi à Bruxelles. Ils seraient au moins 15 000 à graviter autour du Berlaymont [nom du siège de la Commission] où ils entrent comme dans un moulin». Car non seulement «ils font avancer leurs idées et tentent d'influencer les textes de la Commission», mais ils vont même jusqu'à proposer de les rédiger ! Et malheureusement, face à cette toute-puissance, les Français «ont bien du mal à trouver leur place» et vont jusqu'à se contredire : «ils invectivent Bruxelles quand ils sont à Paris, et finissent en général par céder sur tout à Bruxelles» soupire un haut fonctionnaire. Cette attitude est en effet typique des députés issus des deux grands groupes du Parlement, le PPE (UMP en France) et PSE (PS en France), qui y décident pourtant de la pluie et du beau temps. Et en effet «sur l'énergie, le fret ferroviaire ou La Poste, la France a freiné des quatre fers, avant de tout accepter en bloc. Sans aider les entreprises à se préparer» alors que, comme le souligne un dirigeant français dépité, «voilà dix ans que la Deutsche Post se prépare» ! Idéologie et libéralisme extrêmes de la Commission, incohérence et inconsistance de certains députés français, comment s'étonner que les citoyens aient voté «non» le 29 mai 2005 et ne comprennent plus rien à cette Europe folle !

Islamisation: Offensive du créationnisme islamique


Dénoncer «l’imposture des évolutionnistes, leurs affirmations trompeuses» et «les liens occultes existant entre le darwinisme et les sanglantes idéologies telles que le fascisme ou le communisme». Tel est l’objet de «L’Atlas de la création», luxueux ouvrage envoyé depuis une semaine dans la plupart des universités, collèges et lycées de France, et signé d’un prédicateur islamiste turc, Harun Yahya (de son vrai nom Adnan Oktar). Envoyé à plusieurs dizaines de milliers d’exemplaires depuis la Turquie et l’Allemagne, ce livre rejette, entend démontrer que l’homme demeure inchangé depuis sa création et que les espèces animales sont également immuables. Le ministère de l’Education nationale a aussitôt fait savoir que l’ouvrage «ne correspond pas au programmes établis pas le ministre de l’Education», et a demandé aux recteurs de veiller à ce que ce livre ne tombe pas dans la main des élèves. Pour Hervé Le Guyader, biologiste à la faculté de Jussieu (Paris), «il s’agit d’une nouvelle forme de créationnisme, bien plus insidieuse que celle, d’inspiration chrétienne, qui sévit en Amérique du Nord» car cela peut être «redoutablement efficace» auprès d’un public non averti, explique-t-il encore au Figaro (02.02).
Reste à savoir qui se cache derrière Harun Yahya, qui a financé l’édition et la distribution massive de ce livre de très belle qualité. «Autre mystère, souligne Le Figaro (02.02), comment la maison d’édition s’est elle procuré les noms des destinataires ?».

Chômage : Vrais chiffres ou fausses manip ?


Une baisse record accueillie par un concert de contestations. Avec 2 092 000 chômeurs à la fin 2006, le niveau de chômage est retombé à son plus bas niveau depuis 2000. Or, depuis l’annonce triomphale de ces chiffres par le ministre de la Cohésion sociale, Jean-Louis Borloo, la polémique sur la vérité de ces chiffres prend de l’ampleur.
Sur les trois derniers mois de l'année, les radiations administratives ont grimpé de 21,4% sur un an par rapport à la même période l'an dernier, et les dispenses de recherche d'emploi (à partir de 57 ans et demi, les chômeurs n'ont plus à faire état de recherches d'emploi) ont gagné 10,4% (La Tribune, 31.01). Les sorties de l'ANPE dues aux reprises d'emploi déclarées ont diminué de 1,7%.
«Le taux de sortie bat des records depuis 1999, sans rapport avec la création d'emplois», affirme un collectif de syndicats de l'ANPE et de l'Insee, de chercheurs et d'associations de chômeurs. Selon ces calculs, basés sur les enquêtes ANPE, le nombre de chômeurs radiés, «déboutés» (qui n'ont plus droit aux Assedic) a explosé, les chômeurs renonceraient à s'inscrire, devenant « invisibles » rapporte Vingt minutes (31.01).
Une réalité des chiffres du chômage soulevée par le Canard enchaîné de la semaine dernière indiquant que l'Insee reporterait à l'automne, soit après les élections présidentielles, son enquête «Emploi 2006» qui paraît habituellement en mars. Le directeur général de l'Unedic a jugé « qu’on a le droit de s'étonner» de la décision de l'Insee, la jugeant «regrettable» et trouvant la «situation un peu bizarre et sans précédent».
Les annonces de satisfaction du gouvernement sont donc très vite ramenées à leur juste réalité par les données brutes des créations d’emplois. Ce n’est pas à coup de contrats aidés et de contrats publics que la vitalité économique reprendra. Seule la mise en place d’un environnement favorable à l’entreprise française par la remise en cause des 35 heures, par l’institution de la TVA sociale et par la protection tarifaire du marché européen à l’encontre du dumping social, notamment pratiqué par la Chine, est susceptible de créer les conditions d’une baisse drastique et réelle du chômage, comme le prône Philippe de Villiers. Sur le chômage comme sur l’insécurité, les chiffres du gouvernement maquillent la réalité de l’échec de la droite gouvernementale et du président de l’UMP qui, depuis 2002, s’est retrouvé à la fois ministre de l’Economie et ministre de l’Intérieur.

Violence scolaire : Le chiffre du jour : 2069


C’est le nombre d’actes de violences recensés sur la base Signa, le logiciel de recensement et de signalement de l’Education nationale. Seuls 463 faits de violence ont été signalés à la police, soit 22% uniquement, et seuls 60 cas (3%) ont été portés devant le Parquet. C’est pour cette raison que la police et l’école ont décidé d’avancer « main dans la main » pour mieux protéger les élèves et éviter l’escalade de la violence et du mal-être. Le procureur de la République, le préfet de police et le recteur de Paris ont signé une convention pour renforcer le dispositif de signalement des infractions commises dans les établissements parisiens.

Renouer les liens


Editorial de Paul Marie Coûteaux

Député français au Parlement Européen,
conseiller politique de Philippe de Villiers


Contre les souverainistes, le Système a bien réglé sa machine : nous sommes contre tout ; anti-européens, puisque nous nous opposons à la Constitution européenne ; anti-américains, puisque nous condamnons la guerre américaine en Irak ; anti-turcs, puisque nous ne voulons pas de la Turquie dans l'Union européenne ; anti-musulmans puisque nous refusons les dérives communautaristes et l'aménagement des horaires de piscine ou des menus de cantine pour complaire aux associations islamistes ; anti-jeunes puisque nous nous élevons contre l'absurde complaisance qui saccage des champs et quelquefois des vies sous le prétexte très festif de "rave-parties" ; anti-homos, puisque le mariage nous paraît répondre d'abord à une nécessité précise, élever des enfants ; et encore, nous serions "anti-pauvres" pour refusé l'hypocrisie entourant les obsèques de l'Abbé Pierre ! Bref, on aimerait que nous jouions sagement le rôle de petits blancs en guerre contre le monde entier, apeurés par toutes ses évolutions, retranchés dans un nouveau Fort Chabrol. En réalité, nous sommes tout le contraire. Nous sommes pour l'Europe, cette Europe de l'Atlantique à l'Oural qui organiserait les coopérations multiples et ouvertes entre tout ou partie de ses quarante peuples ; nous n'avons rien contre la Turquie, qui peut devenir une des grandes puissances régionales, de surcroît alliée de la France comme elle le fut souvent ; rien contre le monde musulman dont une bonne partie est francophone et avec qui nous entendons construire, déjouant le piège épouvantable du choc des civilisations, un espace de coopération tous azimuts, la francophonie ; et nous ne sommes pas davantage contre les jeunes, ces jeunes qui constituent une grande partie de nos militants et de nos électeurs, plus nombreux que chez beaucoup d'autres... Nous n'avons pas peur puisque, bien seuls en cela, nous avons confiance en la France ; nous savons qu'elle a connu des crises et des plus graves avant de se redresser tôt ou tard quand elle est bien menée "sous l'égide d'un Etat fort" comme disait de Gaulle ; et nous savons que la nation est justement faite pour prendre en compte chacun de ses fils, qu'un chef d'Etat doit s'adresser à chacun sans esprit d'exclusion, n'appartenir à personne en particulier pour appartenir à tous. Parce que nous aimons la nation, notre premier souci est de créer sans cesse du lien - de renouer les fils de la trame nommée civilisation française et qui a besoin de tous, y compris de l'apport constant de nouveaux venus. Parce que nous aimons la nation, nous faisons nôtre tout ce qui est national, et nous serrons la main à tous les hommes de bonne volonté qui veulent la défendre d'où qu'ils viennent, qu'ils soient de droite ou pas, qu'ils soient jeunes ou moins jeunes, qu'ils soient nés en France ou qu'ils ne le soient pas, pourvu qu'ils l'aiment.