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Source: fdesouche.com
« On ne résout pas les problèmes avec ceux qui les ont créés ! » Einstein

Pour vous convaincre de voter pour Philippe de Villiers le 22 avril prochain nous vous proposons un parcours en 7 étapes.
1 - Portrait de Philippe de Villiers et réactions de français à son message
2 - Le vote utile
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3 - Haro sur les valeurs de droite
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4 - Bilan de Sarkozy
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5 - Bilan de Villiers
6 - Discours programme de Villiers (31 mars 2007)
En essayant d'attraper, chacun à sa façon, une partie des camps des NON, les trois candidats de la supranationalité européenne - la triade Royal-Sarkozy-Bayrou - montrent l'étendue de leur duplicité. Non seulement ils ne remettent pas en cause les principes pourtant récusés de la Constitution européenne, mais encore, ils font semblant de croire que leurs programmes sont compatibles avec les cadres actuels de l'U.E., ce qui est faux :
- le coût de leurs programmes, s'ils étaient appliqués, ferait dépasser de beaucoup les 3% de déficit budgétaire imposé par le traité de Maestricht ;
- l'idée de « gouvernance économique de l’euro » est incompatible avec l'indépendance de la Banque Centrale Européenne qu'ils ont votée;
- nulle réforme de la politique d'immigration n'est applicable, puisque depuis 2006, date d'entrée en vigueur du traité d'Amsterdam, tous ses aspects, du contrôle aux frontières au droit d'asile, sont du seul ressors de la Commission ;
- le maintien des services publics en milieu rural est incompatible avec les directives de Bruxelles visant à interdire les monopoles, donc les services publics français ;
- toute forme de « préférence communautaire » est également inopérante, la France n'étant représentée à l'OMC que par un Commissaire tout entier dévoué au libre-échange généralisé .
La liste est longue. En réalité, tous les candidats mentent : ils font croire que la République française est souveraine, alors qu'elle ne l'est plus.
A cet énorme mensonge, qui transforme la campagne présidentielle en farce, seuls trois candidats échappent : Gérard Schivardi, candidat du Parti des Travailleurs qui, en demandant le retrait de l’Union, représente une gauche conséquente avec elle-même, Jean-Marie Le Pen, qui s'est depuis longtemps délivré des dogmes de Bruxelles, et le candidat de la souveraineté nationale Philippe de Villiers qui est, pour le système, le plus dangereux des trois, en ce que lui seul peut rassembler les patriotes de droite, de gauche, comme les Français attachés à la poursuite de l’œuvre du général de Gaulle, et espérer de gouverner un jour.
Sans doute est-il devenu impardonnable de croire en la possibilité pour la France de mener une politique propre : c’est pourquoi le système s’entend à marginaliser Philippe de Villiers par tous les moyens : par le pilonnage des sondages, dont chacun sait qu’ils sont sans cesse redressés (ainsi Jean-Marie Le Pen n’apparaît qu’à 6 ou 7% , scores doublés pour tenir compte de la surprise de 2002, alors que Philippe de Villiers n’était pas présent ; par la discrimination médiatique qui ne va pas sans une constante agressivité : c’est par exemple ce qu’a montré la journaliste Audrey Pulvar qui, lors de l’émission « Français, votez pour moi » qu’elle animait le lundi 5 mars sur la chaine de service public France 3 l’a par deux fois contredit tandis qu’il affirmait que des « sans papiers » bénéficiaient de l’Aide Médicale d’Etat. (Notons que, Marie Laure Augry, médiateur de la chaîne s’est borné à répondre aux lettres de protestations de nombreux téléspectateurs que, en effet M. de Villiers avait raison, ans s’excuser le moindrement, ni proposer un rectificatif public !).
Ainsi se déroule la campagne présidentielle, dans les mensonges, les manipulations, le parti-pris souvent éhonté des prétendus arbitres et… un certain désarroi des Français dont il semble que la grande majorité, à dix huit jours du vote, ne sait toujours pas avec certitude pour qui voter. Rien ne vaut donc la campagne « sur le terrain », rien ne vaut la parole pour faire valoir des vérités…
Un hymne d'amour à la France qui réveille l'âme patriote de chaque français.
La personne unique et non la prestation uniforme
La confusion est fréquente d'associer la démarche sociale au socialisme. Et pourtant le siècle dernier nous a fourni de très nombreux exemples, pas si loin de nos frontières, de la misère que peuvent engendrer les grands idéaux socialistes ! Pour Philippe de Villiers, le social, c'est de considérer d'abord l'homme avant d'imaginer le système. Ainsi, tous les choix sociaux expérimentés avec grand succès en Vendée sont orientés en fonction de la dimension humaine des problèmes.
Pour favoriser l'accompagnement des personnes âgées à domicile, le conseil général a mis en place une batterie de mesures pratiques et novatrices.
La retraite à la maison plutôt que la maison de retraite !
L'âge moyen d'entrée en établissement recule d'année en année pour être aujourd'hui, dans ce département, de 90 ans. Le conseil général a fait le choix de multiplier des petites structures d'accueil spécialisées dans chaque canton afin que les personnes devant y être admises ne subissent pas, en plus de l'arrachement à leur domicile, l'éloignement de leur lieu de vie.
Autre levier social, le logement. En Vendée, le logement social n'est pas considéré comme finalité mais plutôt comme tremplin vers d'autres situations plus conformes aux attentes de chacun. Convaincu que l'accès à la propriété est un gage de stabilité qui permet de maintenir les solidarités de voisinage, le département de la Vendée s'est donné les moyens d'atteindre un taux de 75 % de propriétaires alors que la moyenne nationale n'est que de 55 %. Forte de ces résultats, la Vendée s'est aussi engagée dans un programme d'aide à l'accession à la propriété en permettant aux occupants des HLM, et en particulier de maisons, de les acquérir pour le même prix que le coût de leur loyer.
Ce que Villiers a fait pour le Vendée, il nous le propose pour la France.
Source: ici
Philippe de Villiers, candidat du Mouvement pour la France (MPF) à la présidentielle, s'est félicité mardi des conclusions du commissaire du gouvernement au tribunal administratif de Marseille à propos du projet de grande mosquée dans cette ville. "Il s'agit d'une première victoire", a estimé M. de Villiers dans un communiqué, cela "prouve que la proposition de Nicolas Sarkozy favorable au financement public des mosquées est contraire à la loi actuelle". Le commissaire "fait valoir que le conseil municipal n'avait pas été suffisamment averti ni informé avant de délibérer et que l'attribution par Jean-Claude Gaudin et la mairie de Marseille d'un terrain de 8.000 m2 pour un prix de 300 euros annuels était en fait une subvention déguisée d'une collectivité locale à un culte", souligne M. de Villiers.
Le candidat du MPF réclame que "toute autorisation de construction de mosquée soit soumise en amont à la signature d'une Charte républicaine entre les imams et les autorités de la République". "Cette Charte comprendrait les points suivants: reconnaissance de l'égalité homme/femme, interdiction du financement étranger, interdiction de la polygamie et reconnaissance de la laïcité", poursuit le candidat en assurant qu'il "s'opposera avec vigueur contre tout changement de la loi de 1905 sur la laïcité, principe fondateur de notre République".
Extraits du livre "Confidences" de François BAYROU :
« François Bayrou — J’espère bien qu’il y aura des Français de souche qui apprendront l’arabe !
Jean Véronis — Ce serait donc facteur d’intégration ?
François Bayrou — Ma femme est en train d’apprendre l’arabe, par exemple. (Rire.)
Jean Véronis — Voilà un scoop !
Nicolas Voisin — Dans quel contexte ? C’est surprenant comme...
François Bayrou — Toute seule, d’elle-même, parce qu’elle adore les langues, elle a des aptitudes linguistiques et elle est perfectionniste. Donc elle s’efforce toute seule d’apprendre l’arabe. Et elle dit : « Après j’apprendrai l’hébreu. Le jour où j’aurai un minimum de maîtrise de l’arabe, assez pour me débrouiller et pour comprendre, ou en tout cas pour avoir des inflexions qui ne soient pas ridicules, après je me mettrai à l’hébreu. » Eh bien, elle a drôlement raison. Tout ça ce sont des trésors, ce ne sont pas des menaces, vous comprenez ? »

mardi 03 avril 2007
Philippe de VILLIERS à NICE
Philippe de VILLIERS en compagnie de Jérôme RIVIERE,
sera le matin : marché Saint Roch (quartier est de Nice)
déjeuner avec la presse dans le centre de Nice
après-midi : Rencontre avec les chefs d'entreprise à Sophia Antipolis
mercredi 04 avril 2007
AUBAGNE à 19 h
Réunion publique avec Jacques Bompard, maire d'Orange,
Aubagne, salle des fêtes des Maronniers Apéritif de clôture.
mercredi 04 avril 2007
TOULON - 18h30
Inauguration de la permanence à TOULON de Mireille PUY-RANSAN et Rachel ROUSSEL candidates aux législatives dans la 1ère et 2ème circonscription du VAR.
Mercredi 4 avril 2007 à 18H30
27 boulevard de Strasbourg (en face de Charlemagne)
Renseignements : 04 94 03 49 44
mercredi 11 avril 2007
Grand Meeting VILLIERS 2007
Salle 3000
Entrée libre,
50 Quai Général de Gaulle 69006 Lyon
NANCY - 20h00
DINER DEBAT avec PHILIPPE DE VILLIERS
au Palais des Congrès
rue du Grand Rabin Haguenauer
(Centre Ville près de
Renseignements : Guy Boiché au 06.08.62.68.32
Grand Meeting VILLIERS 2007
Cité des Congrès
Renseignements : Jean Pelletier
02.40.39.21.21 ou 06.11.29.78.53
TOULOUSE - 20h30
Grand Meeting VILLIERS 2007
Centre des Congrès Pierre Baudis,
Boulevard Lascrosses - Compans Caffarelli.
Renseignements : Marie-Pierre Chaumette, 06.08.00.08.92
Grand Meeting VILLIERS 2007
Parc des Expositions
Renseignements : Pie SOREL au 06.25.07.89.66
le 03 avril
A moins d'un mois de l’élection, Mme Royal fait chanter la Marseillaise pour clore ses métinges et demande aux Français d'exhiber à leur fenêtre, le 14 juillet, les trois couleurs du drapeau national. Idée saugrenue ; on comprend seulement qu'elle tente de rattraper Nicolas Sarkozy qui, lançant tout à coup une étonnante surenchère patriotique, invoque la nation avec des trémolos dans la voix, et propose de créer un ministère de l'identité nationale (quel mot !) comme si tous les ministères (à commencer par ceux de la culture, de l'éducation, de l'économie, de l'agriculture, de l'aménagement du territoire…) ne devaient s’inspirer de ce premier objet de l’action politique, le souci de faire vivre et prospérer la civilisation française. Scrupules tardifs ! Ces incantations ridicules procèdent exactement de ce que les psychologues nomment le réflexe de compensation, phénomène qu'Henry de Montherlant avait fort bien décrit d'un trait cruel : "C'est quand la chose manque qu'il faut mettre le mot".
C'est la question que se pose la presse française ce lundi matin après le vibrant discours de Philippe de Villiers au Palais des Congrès samedi dernier devant 5000 patriotes enflammés.Et si c'était lui, l'homme du patriotisme qui a vu juste avant tout le monde, qui récoltait les fruits de ce qu'il sème depuis des années : Europe des patries qui se protège face aux délocalisations, unité de la République face au communautarisme, la PME plutôt que la multinationale du CAC40, la promotion de la famille et des valeurs civiques et morales,...
Voici ce que titre la presse ce matin :
Le Figaro : "Villiers se voit en « surprise » de l'élection présidentielle"
Le Journal du Centre : Villiers, « l'homme du patriotisme »
Ouest France : Villiers promet un référendum sur l'immigration
AFP : Les villieristes cherchent à retrouver "le visage de la France"
L'après-midi que nous avons vécue hier a été exceptionnelle à plus d'un titre : 5000 personnes qui font déborder le Palais des Congrès, larmes d'émotion et de joie, enthousiasme débordant, bonheur de partager notre idéal et notre espoir à la France entière via la presse très nombreuse.
Nous avons montrer à tous les français, et nous allons continuer dans ce sens sans relâche pendant les 3 prochaines semaines qui nous séparent du 22 avril, que la candidature de Philippe de Villiers est celle de tous les espoirs des français : l'espoir de voir la France retrouver sa fierté, l'espoir de voir nos entreprises rester en France, l'espoir de voir disparaître les tensions communautaristes qui s'installent dans le pays, l'espoir de rapatrier en France le pouvoir confisqué par Bruxelles, Francfort, Genève et les forteresses idéologiques des syndicats hyper minoritaires et du CAC 40.
1ère Partie :
Meeting P2V au Palais des Congrès (1)
2ème Partie :
Meeting P2V au Palais des Congrès (2)
3ème Partie :
Meeting P2V au Palais des Congrès (3)
Tel est le titre du nouveau livre de Jérôme Rivière, député UMP et Président du Comité de soutien à Philippe de Villiers pour l'élection présidentielle. Voici la présentation du livre :
L'ambition politique ne pourrait justifier la démarche du roi Franc, car il n'avait nul besoin d'être chrétien pour faire la conquête de la Gaule (il était encore païen lorsqu'il vaincu les Romains et les Thuringiens). Se considérant parmi les Saliens comme le gardien de la religion germanique, Clovis tenait d'abord à rester fidèle à cette mission, et assiégé par les supplications et les démonstrations d'une épouse très aimée, il persévérait dans cette résolution de ne les accepter que s'il en trouvait Mais Clotilde avait des raisons de craindre qu'il adhérât à l'arianisme. Cette hérésie était fort répandue chez les barbares. Elle s'infiltrait déjà dans l'entourage de Clovis au sein même de la famille royale,
Le premier agent décisif et fondamental de la conversion de Clovis, c'est évidemment la foi catholique et la lettre de saint Avit (évêque de Vienne, dans la vallée du Rhône), qui nous assure que Clovis a découvert la foi "sans prédicateur", donc par un cheminement personnel.
Le deuxième agent fut l'amour pour son épouse Clotilde. Dès la naissance de leur premier enfant Ingomer, elle décida de sa propre autorité de le baptiser dans la foi catholique, mais celui-ci mourut. Clovis lui reprocha de ne pas avoir consacré leur fils à ses dieux. A la deuxième naissance elle récidiva, là encore l' enfant tomba gravement malade au point que Clovis fut persuadé que la mort n'allait pas tarder. Qu'était ce donc ce dieu qui fait mourir les petits enfants ? Clotilde malgré tous ses entretiens religieux avec le roi ne parvint pas à le convaincre. Il n'empêche qu'elle avait, avec l'aide de Geneviève
Le troisième agent de la conversion de Clovis fut saint Remi (évêque de Reims). Celui ci avait commencé avant Clotilde à exercer son action spirituelle sur l'âme du roi, mais de façon beaucoup plus discrète, par l'ascendant de sa sainteté personnelle. Les miracles émerveillaient les barbares, et Remi dut fonder sur eux son principal argument apologétique, ainsi le récit et la vérification des miracles (probablement sur les tombeaux des saints, à Reims et ailleurs) pouvaient certes produire en lui une impression, mais encore trop superficielle. Ce qu'il fallait pour l'entraîner à une adhésion profonde et définitive au christianisme de Clotilde, c'était un miracle dans sa propre vie (la victoire sur les Alamans, voir ci dessus).
Le quatrième agent fut saint Vaast (évêque d'Arras). Clovis, passant à Toul après sa victoire sur les Alamans, avait demandé à saint Vaast de l'accompagner jusqu'à Reims où il allait se faire baptiser, et de l'instruire des vérités divines. L'entrée officielle dans l'église catholique du premier roi "barbare" d'occident a surtout rendu possible et fécond l'amalgame des Francs et des gallo-romains. Ce baptême marque le début du lien entre le clergé et la monarchie française, dorénavant le souverain règne au nom de dieu, et seuls ses descendants directs peuvent prétendre au trône.
Source: Clovis
"Une note du 7 mars émanant de la Direction départementale de la sécurité publique (DDSP) de l'Essonne demande qu'aucun contrôle ne soit fait autour des gares SNCF du département"
Joaquin Masanet, secrétaire général du syndicat, affirme que des instructions similaires ont été données dans d'autres départements, dont la Seine-Saint-Denis.
Le corps sans vie du chef de la police municipale de Chambourcy, dans les Yvelines, a été découvert hier soir à son domicile. La victime, âgée de 59 ans, a succombé à une douzaine de coups de couteau.
Source: Michel Janva pour Le Salon Beige
Les émeutes de la Gare du Nord sont encore une démonstration cinglante que l’abolition de la double peine par Sarkozy est une forfaiture irresponsablele cas Bouchelaleg il y a quelques mois, un multirécidiviste étranger resté sur le territoire qui continuait ses méfaits, un vol de voiture à Sallanches en l’occurrence. En ce qui concerne l’affaire de la gare parisienne, l'auteur du coup de boule contre un agent RATP, un étranger clandestin, âgé de 32 ans, est "connu de la police pour 22 affaires, principalement des violences" selon François Baroin. La double peine consiste à expulser les étrangers délinquants à l’issue de leur peine de prison. Ce que la gauche n’avait osé remettre en cause, Sarkozy s’en était félicité, notamment dans son livre « Témoignage »où il dressait un portrait larmoyant du pauvre Bouchelaleg, menacé d’expulsion sans l’intervention « humaniste » du chef de l’UMP. En minorité dans l'opinion sur le sujet, Sarko est vraiment en décalage avec son électorat qui croit avoir à faire à un homme de droite... faisant peser de lourdes menaces envers les Français. Déjà, nous avions évoqué
Source: sarkopipo.com
Voici un excellent article de Falk van Gaver pour la revue Immédiatement que les Hussards Noirs nous invitent à lire.
« Si, par impossible, les diversités cessaient, si l’unité était venue, toute nation chantant même note, le concert serait fini ; l’harmonie confondue ne serait plus qu’un vain bruit. Le monde, monotone et barbare, pourrait alors mourir, sans laisser même un regret. »
(Jules Michelet)
Elections, piège à nations ? Sans illusion sur la portée de cet évènement confisqué par la sphère politicienne et médiatique, nous ne devons pas pour autant hésiter à profiter de notre vote pour exprimer notre attachement à notre pays.
Pour des raisons qui oscillent de l’anarchisme au monarchisme, nous sommes nombreux qui récusons le système partisan et la machine électorale. Nombre d’entre nous ont cependant toujours soutenu les candidats souverainistes ou populistes quelles que soient leurs origines ou leurs attaches politiques, les candidatures indépendantes et courageuses. Nous avons toujours soutenu les candidats du peuple, les défenseurs de la Cité, les tribuns de la plèbe et les amants de la France. Nous avons voté donc pour le pays, nous avons voté patriote et populaire. Nous ne voulions certes pas que l’amour du pays soit le monopole d’un parti quand il devrait être un des fondements du bien commun et nous avons sans cesse cherché à susciter ce souci de la patrie chez tous les bords.
Ainsi, certains parmi nous ont soutenu les aventures souverainistes de droite ou de gauche, des deux à la fois ou d’aucun des deux, pensant que la multiplication des propositions patriotiques dans le débat public ne pouvait être que bénéfique. Tout ce qui oeuvrait à faire éclater les clivages conventionnels, les découpages établis, nous intéressait. Nous savions la limite de ces unions sacrées mais il fallait étendre au plus large le compromis national. « Nationaux-républicains », « nouveaux réactionnaires », nous autres, de l’équipe d’Immédiatement, avons été de tous les complots fantasmés par la bien-pensance contemporaine. Bien sûr, les accusation de « fascisme », de « collusion avec l’extrême-droite » ne nous ont pas été épargnées : pour tout dire, péché suprême, nous étions taxés du lourd soupçon de participation à la « lepénisation des esprits », comme disent les journalistes… Nous aimions, nous rêvions la France, la douce France, la belle France, la plus grande France, la France libre. Celle, maternelle et chevaleresque de Charles Péguy, Georges Bernanos, Charles de Gaulle, Honoré d’Estienne d’Orves e bien d’autres encore… Les médias nous désignaient comme « gaullo-bernanosiens », nous commémorions chaque année le soulèvement des étudiants parisiens du 11 novembre 1940… Tout ce qui était national était nôtre.
Jean-Paul II, ce pape si polonais et si universel, a bien éclairé par ses écrits notre notion de la nation.1 Il a rappelé que les enseignements du Christ contiennent les plus profonds éléments d’une vision théologique de la patrie, lui conférant, outre sa réalité naturelle, une dimension surnaturelle. Il a ainsi défendu une « authentique théologie de la nation », en rappelant que « le mystère de l’Incarnation, fondement de l’Eglise, appartient à la théologie de la nation », et ouvrant le concept de patrie à la dimension de l’eschatologie et de l’éternité, sans supprimer pour autant son contenu temporel. Il a rappelé la valeur morale, quasi religieuse, du patriotisme, lié à la pietas que demande le quatrième commandement, qui nous engage à honorer nos parents : selon lui, « le patriotisme comporte en lui-même cette sorte d’attitude intérieure, du fait que la patrie est aussi pour chacun, d’une manière particulièrement vraie, une mère. (…) Patriotisme signifie amour pour tout ce qui fait partie de la patrie : son histoire, ses traditions, sa langue, sa conformation naturelle elle-même. C’est un amour qui s’étend aussi aux actions des citoyens et aux fruits de leur génie. Tout danger qui menace le grand bien de la patrie devient une occasion pour vérifier cet amour. » Comme la famille, la nation et la patrie demeurent des réalités irremplaçables. La doctrine sociale de l’Eglise parle en effet de sociétés naturelles, pour indiquer le lien particulier de la famille et de la nation avec la nature de l’homme qui a une dimension sociale organique : « La doctrine sociale catholique considère que tant la famille que la nation sont des sociétés naturelles et ne sont pas le fruit d’une simple convention. C’est pourquoi, dans l’histoire de l’humanité, elles ne peuvent être remplacées par rien d’autre », avait ainsi précisé le pape.
Reprenons, sur la même question, ce que dit le Compendium de la doctrine sociale de l’Eglise (n. 157) qui établit un parallèle entre personne et nation : le Magistère rappelle, dans la lignée des droits de l’homme, que le droit international repose sur « le principe de l’égal respect des Etats, du droit à l’autodétermination de chaque peuple et de leur libre coopération en vue du bien commun supérieur de l’humanité ». La paix se fonde non seulement sur le respect des droits de l’homme bien compris, mais aussi sur celui du droit des peuples, en particulier le droit à l’indépendance. Les droits des nations sont « les droits humains considérés à ce niveau spécifique de la vie communautaire. » Selon le Compendium, la nation possède ainsi un droit fondamental à l’existence, à garder sa propre langue et sa culture, par lesquelles un peuple exprime et défend sa « souveraineté spirituelle originelle », selon les mots de Jean-Paul II : bref, la nation a une personnalité et est une quasi personne ; elle s’apparente à la famille. La nation a un droit fondamental à mener sa vie suivant ses traditions propres, en excluant naturellement toute violation des droits humains fondamentaux et, en particulier, l’oppression des minorités, et à construire son avenir en donnant une éducation appropriée à ses jeunes générations. L’ordre international requiert un équilibre entre particularité et universalité et la nation est le lieu et le lien privilégié de cette médiation : le premier devoir des nations est de vivre dans une attitude de paix, de respect et de solidarité avec les autres nations.
Le Magistère reconnaît donc l’importance de la souveraineté nationale, conçue avant tout comme expression de la liberté qui doit régler les rapports entre les Etats. La souveraineté représente la subjectivité d’une nation sous l’angle politique, économique, social et aussi culturel. La dimension culturelle acquiert une consistance particulière en tant que force de résistance aux actes d’agression ou aux formes de domination qui conditionnent la liberté d’un pays : « la culture constitue la garantie de conservation de l’identité d’un peuple ; elle exprime et favorise sa souveraineté spirituelle. »2 De ce fait, les chrétiens doivent défendre et valoriser la dimension religieuse de la culture : nier ou éliminer cette dimension revient à corrompre la culture et la vie morale des nations.
La nation, c’est le seul bien des pauvres, c’est le lien social incarné : l’indépendance de la patrie et la cohésion nationale sont certainement parmi les premières des libertés humaines. La nation est le lieu où s’incarne le droit, la liberté, le lieu où les droits humains prennent chair, corps, le lieu de leur réalité, sans quoi ils ne seraient que nuées… La nation, c’est le lieu de l’incarnation, où les idéaux prennent chair. Il ne s’agit là ni d’idolâtrie ni d’idéologie – et lorsque la nation se fait idole ou idéologie nous lui opposons notre catégorique refus -, ni même d’idéalisation. Nous savons bien, nous qui en souffrons tant, combien notre pays est pourri, nous qui avons bien du mal à l’aimer, cette France post-moderne, vulgaire, ectoplasmique et laïcarde… Mais c’est tout ce qu’il reste, le peu qu’il reste, le petit reste, tout ce qu’il nous reste comme point de départ pour reconstruire une polis, une respublica christiana, un regnum francorum. Bon an mal an, bon gré mal gré, il faut bien que la république soit notre royaume de France.
Nous savons bien que la politique, la vraie vie de la Cité et la véritable action civique ne se réduisent pas à mettre un bout de papier dans une urne. Nous savons bien qu’il faut avant tout refonder et reconstruire des familles, des paroisses, des communautés, des écoles, le corps social d’une nation en déployant dans la société la loi naturelle et l’Evangile. La reconstitution du tissu organique d’une patrie charnelle, d’un pays réel, est prioritaire lorsque la nation n’existe presque plus que comme une idée, et encore… Mais cette idée, qui n’est pas sans rapport avec une réalité bonne, il faut aussi la défendre. Ce droit que nous avons de voter, nous ne devons pas le négliger. Ainsi avons-nous fait lors du référendum sur la constitution européenne, pour préserver cet ordre des nations voulu par Dieu lui-même dans de justes limites, comme le rappelle le Catéchisme de l’Eglise Catholique (§ 57) : « Cet ordre à la fois cosmique, social et religieux de la pluralité des nations est destiné à limiter l’orgueil d’une humanité déchue qui, unanime dans sa perversité, voudrait faire par elle-même son unité à la manière de Babel. Mais, à cause du péché, le polythéisme ainsi que l’idolâtrie de la nation et de son chef menacent sans cesse d’une perversion païenne cette économie provisoire. » Tout ce que nous pouvons faire de bien pour la France, aussi minime cela soit-il, il faut le faire. C’est pourquoi, sans illusion mais sans hésitation, nous voterons résolument pour la patrie.