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mercredi 14 mars 2007

Villiers dépose ses signatures au Conseil Constitutionnel

P2V dépose ses 500 signatures !

Guillaume Peltier : "notre message est celui qu'attend le peuple français"

Réaction à chaud de Guillaume Peltier

On passe du suffrage censitaire au suffrage universel

Réaction de Jérôme Rivière, Président du comité de soutien et député CNI-UMP de Nice, suite au dépôt des 500 parrainages de Philippe de Villiers au Conseil constitutionnel.

samedi 3 mars 2007

Villiers : dénoncer l'islamisme c'est protéger les musulmans modérés

medium_villiersjeunes.3.jpgLa Croix , entretien avec Philippe de Villiers
Date de parution : mercredi 28 février 2007


« La France est en train de devenir une société multiculturelle avec le risque de devenir multiconflictuelle ».


Quelle est votre conception de la place des religions dans la société ?
Il faut concilier deux principes sans sacrifier le second au premier. Il y a la liberté de conscience qui veut que chaque croyant, quelle que soit sa religion, soit respecté par la sphère publique. Mais je regrette que l'on néglige trop souvent la tradition d'un pays comme la France. On admet que la Turquie soit regardée comme un pays musulman mais on n'ose plus dire que la France est un pays judéo-chrétien. La place du christianisme doit être à la mesure de ce qu'il a fondé dans les principes de notre édifice juridique et éthique, qu'il s'agisse de notre conception de l'être humain ou de la famille.


Comment concilier cette "tradition" avec le respect de la laïcité?
La laïcité que je défends instaure une séparation du spirituel et du temporel. Ce qui ne signifie pas que les deux sphères doivent être étanches. Il serait absurde de réduire la religion à un espace privé sans influence sur la société. Ce serait nier le rôle de la doctrine sociale de l'Église qui, d'encycliques en encycliques, a porté un certain nombre de messages. Les parlementaires vont avoir à débattre bientôt de la bioéthique et du clonage. Il est important que sur ces questions, il y ait une parole publique de tous ceux qui ont une conception métapolitique de l'homme. Notre société, depuis mai 68, essaie de vivre dans une post-modernité en se coupant de ses valeurs fondamentales. Que sera demain la France avec une dérive eugéniste et qui accepte une équidistance sociale entre hétérosexualité et homosexualité ?

La "tradition" chrétienne" doit-elle pour autant avoir une place prépondérante ?
Il suffit de se souvenir de ce qu'ont été les funérailles de l'abbé Pierre ou des drapeaux en berne à la mort de Jean-Paul II pour le mesurer. Mais la France est en train de devenir une société multiculturelle avec le risque de devenir multiconflictuelle. L'idée de vouloir greffer des cultures extérieures pour construire une juxtaposition d'alvéoles culturelles et une addition de mémoires particulières porte un risque pour la paix civile.

Vous redoutez une dérive communautariste?
Elle existe déjà et produit des effets visibles. La République recule partout où le communautarisme avance : dans les quartiers, dans les hôpitaux où des médecins se font agresser, et même à l'école. Notre devoir, c'est d'imposer des modes de vie compatibles avec notre corpus juridique et éthique si l'on ne veut pas demain accepter la répudiation, l'excision, ou la lapidation.

Ce qui va jusqu'à interdire le port du voile islamique ?
Le voile devrait être interdit dans tous les espaces publics. Ce n'est pas simplement un colifichet, cela n'a rien à voir avec la croix ou la kippa. C'est un instrument de soumission de la femme et d'insoumission aux lois de la République. Et une arme pour certains groupes politico-religieux dans la pénétration de notre territoire.

Le risque de ce discours n'est-il pas d'assimiler islam et islamisme et d'exclure ainsi du même coup les musulmans modérés?
Bien au contraire, dénoncer l'islamisme, c'est protéger ceux qui en sont les premières victimes, c'est-à-dire les musulmans modérés.

Le message des évêques à l'occasion des élections "Qu'as-tu fait de ton frère?" incite cependant au respect de la différence et à la fraternité…
L'ordre de la charité ne s'oppose pas à l'ordre du politique. Faut-il pour cela adopter la conception de la famille de l'islam ? C'est à l'islam de s'adapter à la France, pas le contraire. Cela suppose un effort personnel de chaque musulman pour amputer une partie - la partie politique - de sa religion. Le grand problème de l'islam, qu'on assimile à tort aux autres religions, c'est qu'il ne reconnaît pas la séparation du temporel et du spirituel. Ses trois principes fondateurs, le djihad, qui s'entend comme un prosélytisme aux formes diverses ; l'oumma qui consacre la suprématie de la communauté des croyants ; et la charia, la loi islamique, font que celui qui veut appliquer les lois républicaines doit se dépouiller d'une partie de son identité.

Doit-on pour autant refuser aux musulmans la construction de lieux de culte ?
Je souhaite une charte pour la construction des mosquées afin d'édicter des règles permettant de concilier la pratique religieuse des musulmans et le respect de nos modes de vie. Il y en a cinq : le respect de l'égalité hommes-femmes, l'interdiction dans l'enseignement de la polygamie et du mariage forcé, le respect de la liberté de changer de religion et l'interdiction de tout financement étranger.

Faut-il faire évoluer la loi de 1905 pour permettre une part de financement public ?
Je suis contre toutes subventions directes ou indirectes à la construction de mosquées. Elles doivent être financées comme le sont aujourd'hui les nouvelles églises et les nouvelles synagogues, c'est-à-dire par les dons des fidèles.

Reconnaissez-vous le Conseil français du culte musulman comme une instance de dialogue légitime ?
Non, car ce n'est pas à l'État d'organiser le fait religieux. C'est encore plus vrai à l'égard d'une religion où il y a mille sensibilités différentes. Vouloir organiser un islam de France, c'est encourager l'islamisme à travers l'UOIF (NDLR : Union des organisations islamiques de France), proche des Frères musulmans, et c'est exactement ce qui s'est passé. On a institué un organisme politico-religieux, financé par des pays étrangers qui sont en concurrence les uns avec les autres. Le CFCM est devenu un État dans l'État qui cherche à peser sur la vie publique à partir de la foi des pays d'origine. Nous sommes là dans une dérive, preuve que nos politiciens sont incultes et irréfléchis.

source: gaullistedegauche

mercredi 31 janvier 2007

De la démocratie version poker menteur

2007, l’année de tous les défis, l’année de toutes les défiances. L’année qui verra peut-être le Peuple français sortir de sa torpeur, de ses angoisses, de ses chimères. Relevant le drapeau que l’on piétine sous ses yeux espérons qu’il s’en ira défier les fossoyeurs de la Nation, de la République, de notre économie, ne serait-ce que l’espace d’un vote. Et si nous assistions à des retrouvailles, celle de la France avec la Grandeur, celle d’une Nation avec sa destinée Universelle, celle d’une République avec ses devoirs de Justice et d’Egalité, celle d’une Société avec ses obligations de Solidarité et de Fraternité, celle enfin d’un grand Peuple avec son Histoire, son Patrimoine, ses Traditions. Plus qu’un nouveau rendez-vous électoral, l’élection présidentielle de 2007 devra être le moment où s’affirmera le choix du modèle de société que chacun désir pour l’avenir, le choix de chacun de défendre ou d’aliéner sa Souveraineté, acquise par le sang versé de générations de patriotes. Plus que jamais, les orientations politiques sont marquées et différentes. Autour de la table chacun des prétendants a son jeu bien en main, ses cartes bien rangées. Certains font minent de feinter, en jouant sur deux tableaux en même temps, un coup à droite, un coup à gauche. Gageons que personne ne sera dupe et que dans ce décor digne de de La Tour, nul tricheur, nul fossoyeur ne sortira vainqueur, de cette rencontre entre le Peuple et sa destinée.

Chaque candidat avance ses arguments, ses orientations, ses idées, à défaut parfois d’avoir un projet d’ensemble, une vision. Les médias audiovisuels, la presse, l’intelligentsia, sont embourbés comme toujours dans leurs stéréotypes, dans leur vision gauche, droite, UMPS, plutôt à gauche d’ailleurs. Par leur paresse intellectuelle, par l’absence d’un réel travail d’enquête, de comparaisons et de présentation « objective » et « égale », ils volent le premier tour de l’élection au Français en les enfermant dans une dialectique Sarko, Ségo. D’un coté l’euro-atlantisme béat et fourbe d’un Sarko qui danse plus souvent sur son pied gauche que sur le droit, de l’autre le socialisme ringard revisité par le marketing et les trous d’air permanents de Barbie au pays des Soviets, cette énarque qui nous réinvente chaque jour un nouveau mot, et qui ,à défaut d’avoir un programme, clame des louanges à la démocratie participative. Ces deux candidats étaient partisans du Oui à la Constitution Européenne, c'est-à-dire à l’abandon de toute souveraineté à terme sur les orientations politiques de la Nation puisque selon l’article 6, « La Constitution et le droit adopté par les institutions de l'Union, dans l'exercice des compétences qui sont attribuées à celle-ci, priment le droit des États membres ».

Schizophrénie ou stratégie politique dictée plus par les circonstances que les convictions, nul ne peut rester indifférent à ce paradoxe : pourquoi dépenser tant d’énergie à vouloir accéder au cockpit si c’est pour ce voir priver des instruments de commande ? Ambition personnelle… ? Pourquoi promettre tant de changements, à défaut de vraies réformes, si c’est pour ensuite ne pas pouvoir les réaliser (ex : TVA dans la restauration)? Manipulation du peuple, malhonnêteté intellectuelle et morale, discours compassionnels à l’extrême où la réalité s’efface au profit d’un conformisme naïf et faussement bienveillant, la démocratie est tombée bien bas dans notre pays. Pour répondre aux défis futurs, trois éléments clés devront être pris en compte sans détour démagogique : l’identité nationale (qui et que somme nous), la souveraineté nationale et populaire (le cadre politique), la République (une et indivisible, ou bien communautariste de Sarkozy et de Royal).

Pour vous inviter à poursuivre la réflexion, je finirai par cet extrait des Mémoires de Guerre du général De Gaulle, ce serviteur éternel de la Patrie. « Toute ma vie, je me suis fait une certaine idée de la France. Le sentiment me l’inspire aussi bien que la raison. Ce qu’il y a en moi d’affectif imagine naturellement la France, telle la princesse des contes ou la madone aux fresques des murs, comme vouée à une destinée imminente et exceptionnelle. J’ai, d’instinct, l’impression que la Providence l’a créée pour des succès achevés ou des malheurs exemplaires. S’il advient que la médiocrité marque, pourtant, ses faits et gestes, j’en éprouve la sensation d’une absurde anomalie, imputable aux fautes des Français, non au génie de la Patrie. Mais aussi, le côté positif de mon esprit me convainc que la France n’est réellement elle-même qu’au premier rang ; que, seules, de vastes entreprises sont susceptibles de compenser les ferments de dispersion que son peuple porte en lui-même ; que notre pays, tel qu’il est, parmi les autres, tels qu’ils sont, doit, sous peine de danger mortel, viser haut et se tenir droit. Bref, à mon sens, la France ne peut être la France sans la grandeur. »

Par delà les discours pénitents des moralisateurs repentants, chaque Français devra regarder le moment venu le visage de cette « princesse » d’un jour, de cette « Joconde » de toujours, Lumière des Nations. De cette rencontre intime naitra le choix du futur Président, cet ambassadeur de la grandeur de la France par delà l’horizon de nos frontières, ce perpétuel défenseur de la Souveraineté nationale et populaire; ce chef enfin, qui de la majorité qui l’aura porté à la magistrature suprême devra réaliser l’unité de la Nation pour œuvrer à de « vastes entreprises », et écrire les prochaines pages de la glorieuse Histoire de France.

Flavien B.