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mardi 17 avril 2007

Zemmour: un chroniqueur pertinent plein d'impertinence

Eric Zemmour commente de façon somme toute très pertinente la campagne.
Il insiste par exemple sur le fait que l'abstention et l'indécision sont liées selon lui au fait que "les gens votent et [qu'] ils ont l'impression que le pouvoir est ailleurs de ce qu'ils ont votés".
Europe, Mondialisation... : autant d'échelles supranationales qui démantèlent l'Etat-Nation et la souveraineté des peuples.

Nulle politique sera possible, nulle promesse sera tenue si l'on ne rapatrie pas le pouvoir à l'échelle de la Nation. Coopération oui, fusion non.



vendredi 6 avril 2007

Mensonge : "leurs programmes sont incompatibles avec l'Europe actuelle"

Conseiller politique de Philippe de VILLIERS,
Député français au Parlement Européen.
jeudi 5 avril


En essayant d'attraper, chacun à sa façon, une partie des camps des NON, les trois candidats de la supranationalité européenne - la triade Royal-Sarkozy-Bayrou - montrent l'étendue de leur duplicité. Non seulement ils ne remettent pas en cause les principes pourtant récusés de la Constitution européenne, mais encore, ils font semblant de croire que leurs programmes sont compatibles avec les cadres actuels de l'U.E., ce qui est faux :
- le coût de leurs programmes, s'ils étaient appliqués, ferait dépasser de beaucoup les 3% de déficit budgétaire imposé par le traité de Maestricht ;
- l'idée de « gouvernance économique de l’euro » est incompatible avec l'indépendance de la Banque Centrale Européenne qu'ils ont votée;
- nulle réforme de la politique d'immigration n'est applicable, puisque depuis 2006, date d'entrée en vigueur du traité d'Amsterdam, tous ses aspects, du contrôle aux frontières au droit d'asile, sont du seul ressors de la Commission ;
- le maintien des services publics en milieu rural est incompatible avec les directives de Bruxelles visant à interdire les monopoles, donc les services publics français ;
- toute forme de « préférence communautaire » est également inopérante, la France n'étant représentée à l'OMC que par un Commissaire tout entier dévoué au libre-échange généralisé .

La liste est longue. En réalité, tous les candidats mentent : ils font croire que la République française est souveraine, alors qu'elle ne l'est plus.

A cet énorme mensonge, qui transforme la campagne présidentielle en farce, seuls trois candidats échappent : Gérard Schivardi, candidat du Parti des Travailleurs qui, en demandant le retrait de l’Union, représente une gauche conséquente avec elle-même, Jean-Marie Le Pen, qui s'est depuis longtemps délivré des dogmes de Bruxelles, et le candidat de la souveraineté nationale Philippe de Villiers qui est, pour le système, le plus dangereux des trois, en ce que lui seul peut rassembler les patriotes de droite, de gauche, comme les Français attachés à la poursuite de l’œuvre du général de Gaulle, et espérer de gouverner un jour.

Sans doute est-il devenu impardonnable de croire en la possibilité pour la France de mener une politique propre : c’est pourquoi le système s’entend à marginaliser Philippe de Villiers par tous les moyens : par le pilonnage des sondages, dont chacun sait qu’ils sont sans cesse redressés (ainsi Jean-Marie Le Pen n’apparaît qu’à 6 ou 7% , scores doublés pour tenir compte de la surprise de 2002, alors que Philippe de Villiers n’était pas présent ; par la discrimination médiatique qui ne va pas sans une constante agressivité : c’est par exemple ce qu’a montré la journaliste Audrey Pulvar qui, lors de l’émission « Français, votez pour moi » qu’elle animait le lundi 5 mars sur la chaine de service public France 3 l’a par deux fois contredit tandis qu’il affirmait que des « sans papiers » bénéficiaient de l’Aide Médicale d’Etat. (Notons que, Marie Laure Augry, médiateur de la chaîne s’est borné à répondre aux lettres de protestations de nombreux téléspectateurs que, en effet M. de Villiers avait raison, ans s’excuser le moindrement, ni proposer un rectificatif public !).

Ainsi se déroule la campagne présidentielle, dans les mensonges, les manipulations, le parti-pris souvent éhonté des prétendus arbitres et… un certain désarroi des Français dont il semble que la grande majorité, à dix huit jours du vote, ne sait toujours pas avec certitude pour qui voter. Rien ne vaut donc la campagne « sur le terrain », rien ne vaut la parole pour faire valoir des vérités…

lundi 2 avril 2007

Paul-Marie Coûteaux dans ses oeuvres


Discours de Paul-Marie Coûteaux lors du meeting des Patriotes au Palais des Congrés, devant 5000 personnes venues soutenir Philippe de Villiers



Paul-Marie COÛTEAUX - Meeting de Paris

jeudi 29 mars 2007

Une responsabilité historique

Le prochain Président de la République ainsi que le Parlement élu en juin se trouveront devant une responsabilité historique : porter le Non du peuple français (comme le fait le gouvernement des Pays-Bas avec le Non néerlandais) ou bien le trahir. Or, le condominium du Oui propose aujourd'hui un saucissonnage du traité constitutionnel, avec un simple changement de dénomination. Dans le même temps, les uns et les autres ne craignent pas de scander des promesses (sur le pilotage de l'euro, la baisse de la tva dans la restauration, le pouvoir d'achat, la lutte contre l'immigration clandestine...) dont l'application est non seulement en contradiction avec la plupart des orientations inscrites dans cette constitution européenne qu'ils veulent coûte que coûte, mais supposerait même que la France quitte l'Union européenne ! Le moment est donc venu pour les citoyens du "Non" mais aussi pour tous les démocrates soucieux du respect du résultat du référendum du 29 mai 2005, d'investir le débat. C'est ce que nous leur offrons au nom du groupe Indépendance et Démocratie au Parlement européen, en lançant une campagne intitulée "Non, c'est non", appelant les élus à...respecter la démocratie et le choix de la France. Oui, c'est un comble, mais nous en sommes là !

par Christophe Beaudouin*

Une responsabilité historique

Comme toute idéologie, l'européisme est une logique d'idée, non de réalité. Elle est ce que Hannah Arendt appelle la "tyrannie de la logique", parce qu'elle trouve la vérité dans la cohérence interne du système de pensée qu'elle fonde, et non dans l'adéquation à la réalité des choses. Ainsi, idéologiquement, les écueils et les échecs auxquels se heurte sans cesse l'intégration sont réputés ne trouver d'issue que dans davantage d'intégration encore.

Car l'européisme ne supporte ni la confrontation au réel, ni le débat contradictoire, ni la défiance des masses s'exprimant démocratiquement, comme le démontrent tous les plans "B", "A+" et autres "mini-traités" qui se succèdent depuis le 29 mai 2005 pour recycler le coeur constitutionnel du Traité rejeté.

Voilà deux ans bientôt que les dirigeants français vont à Bruxelles s'incliner, se justifier, s'excuser même du rejet de la Constitution européenne. Aujourd'hui en campagne dans une ambiance de défiance générale, les voilà qu'ils jurent la main sur le coeur et debout sur les estrades, qu'ils ont "entendu le non français".

On espérait alors qu'ils évoquent la refonte complète des Traités, restituant aux Etats leur souveraineté et lançant une Europe des coopérations à géométrie variable avec un véritable protectionnisme européen. Hélas, nulle part on ne veut entendre, ni comprendre le "Non" français. Mystère complet, que cet appel venu du tréfonds d'un peuple résolument européen, mais qui refuse que cette Europe serve à faire le contraire de ce qui avait été promis, en liquidant peu à peu toute frontière, protection, autorité et représentation véritable.

Les projets du condominium du Oui

Pour l'UMP, l'UDF et le PS, il n'est d'avenir qu'européen. Le condominium du oui propose un simple saucissonnage du traité constitutionnel, avec un changement de dénomination. Pourtant, ils ne craignent pas d'énoncer des promesses (euro, tva dans la restauration, pouvoir d'achat, immigration...) dont l'application est non seulement en contradiction avec les orientations inscrites dans cette constitution à laquelle ils s'obstinent à dire "oui", mais supposerait que la France quitte l'Union européenne.

Plus patriote-que-moi-tu-meurs, Nicolas Sarkozy plaide tout de même pour un "mini-traité" - comme s'il s'agissait d'un problème de taille...reprenant en fait intégralement les parties I et II - c'est à dire les parties constitutionnelles - du traité rejeté. Et de préférer une ratification par la voie parlementaire, moins risquée.

Mme Royal propose, elle, d'ajouter un protocole "social" en annexe du traité, dont elle ne touche pas, elle non plus, la substance constitutionnelle. Moins cavalière que son concurrent UMP, elle promet un référendum en 2009. La socialiste en profite ici pour poursuivre son oeuvre d'innovation sémantique, en rebaptisant l'affaire "traité fondamental de base", titre pléonastique qui plonge une fois de plus les juristes dans la perplexité.

Sans doute cela vaut-il les approximations de M. Sarkozy qui date le Compromis de Luxembourg de 1962 (France Europe Express, 20 mars), et non de 1966. C'est néanmoins pour en faire l'apologie. Après avoir emboité le pas de Philippe de Villiers contre l'adhésion Turque, le voilà qu'il découvre l'utilité du droit de veto pour protéger nos intérêts vitaux. Sur les deux sujets, personne ne lui a fait encore remarquer, outre qu'il se trompe de date, que son "oui" au traité constitutionnel qu'il veut recycler, fait justement sauter le verrou de l'unanimité ! Preuve que sur l'Europe on peut dire n'importe quoi, tout et son contraire, l'essentiel c'est de le faire avec aplomb.

Quant au leader du centre du "système", M. Bayrou, il invoque joliment une "refondation", mais c'est pour mieux relancer l'Europe fédérale, l'UDF est historiquement le parti de l'européisme revendiqué.

Citoyens, à vos plumes !

Le prochain Président de la République et la prochaine Assemblée nationale pourront donc soit porter le non de leur peuple, soit le rejeter. C'est pourquoi le groupe Indépendance et Démocratie lance cette campagne "Non, c'est non", qu'il met entièrement entre les mains des Français eux-mêmes. Ce sont plus de 300.000 cartes diffusées dans toute la France que les citoyens pourront adresser à leurs élus pour les sommer de déclarer publiquement qu'ils s'opposent au recyclage de la constitution européenne sous quelque forme et dénomination que ce soit, et d'exiger que tout nouveau traité soit ratifié par référendum.

En voici le texte :

"Je vous écris d'un pays, la France, qui a rejeté par référendum la "Constitution européenne". Vous en avez peut-être entendu parler ? Pourtant dans le monde politique, on prétend savoir mieux que les Français ce à quoi ils ont dit Non. Et l'on s'apprête quand même à la ratifier, en bloc ou saucissonnée, en entier ou condensée, sous le même nom ou sous un autre. "Mini-traité", "traité simplifié", "traité fondamental de base" : les Français comprennent surtout qu'ils sont traités comme des imbéciles.

Un mariage suppose le consentement mutuel. Or, le 29 mai 2005, la mariée a clairement dit Non. Rien ne vous autorise à dire Oui à sa place.

C'est pourquoi je vous remercie de vous engager à respecter le Non de la France, en vous prononçant publiquement :

1) contre le recyclage de la "Constitution européenne" ;

2) pour que tout nouveau traité européen soit ratifié par référendum"

Télécharger le texte ici

L'occasion est ainsi donnée à chacun de rappeler qu'en fait d'Europe, les peuples ne se laisseront plus assigner un rôle de figurants. Alors, citoyens, électeurs du "non", électeurs du "oui", démocrates, à vos plumes !

Christophe Baudoin

*Coordinateur de la campagne "Non c'est non"
pour le Groupe Indépendance et Démocratie au Parlement européen

Union Européenne : la changer ou... la quitter 26/03/2007

A Berlin pour les célébrations du cinquantenaire du Traité de Rome, le député souverainiste Paul-Marie Coûteaux*, jette un pavé dans la mare de l'européisme obsessionnel. Il posera la question de la capacité de cette Union européenne à se réformer en entendant les messages du Non, et à défaut, il évoque carrément l'option du retrait pur et simple, auquel la France, les Pays-Bas, mais aussi pourquoi pas la Pologne, la République Tchèque et d'autres, pourraient être contraints.

En voulant à toutes forces relancer la Constitution qu'ils ont rejetée par référendum, la Chancelière allemande insulte les Français. C'est le pas de trop, qui prouve que l'U.E. n'est pas démocratique en son essence même.

Mettons en garde les apprentis-sorciers de l'axe Rome-Berlin qui pavoisent aujourd'hui : s'ils s'entêtent à imposer aux peuples les sortilèges d'une dite "Union européenne" qui dans la réalité détruit l'Europe, ils les obligeront à la quitter. Déjà plusieurs partis le réclament à travers le continent (UKIP en Grande-Bretagne et désormais le RIF en France).

D'un Non à la Constitution, le 29 mai pourrait se transformer bientôt en un Non à l'U.E. toute entière. Privées de légitimité, réduites à des pouvoirs de fait, les institutions supranationales, la Commission de Bruxelles comme la Cour de Luxembourg, seront tôt ou tard balayées.

50 ans, ça suffit ! S'étant privée de sa seule substance vivante, les nations, l'Union, zone économique du monde à la plus faible croissance, fait de l'Europe l'homme malade de la mondialisation. Des agricultures menacées, des industries délocalisées, des civilisations détruites, une jeunesse reformatée sur le modèle américain - dont le slogan "Together since 57" est emblématique -, des Etats interdits de politique : notre continent est devenu incapable de distinguer ses propres intérêts.

Mais la conscience des peuples évolue : ils comprennent que, U.E. ou démocratie, il faudra choisir. Par leur insistance, l'Allemagne et les oligarchies européennes dont le rêve de Rome, une Europe ouverte devenue une Europe offerte, ressemble de plus en plus au pacte de Faust vendant son âme contre la promesse d'une éternelle jeunesse.

Hélas, les europiomanes se sont tant drogués à la supranationalité qu'ils ne peuvent sortir de la "gueule de bois" du 29 mai que par le coup de force : en biffant la voix des Français, la « Déclaration de Berlin » risque de montrer aux peuples que, faute de pouvoir réformer l'U.E. ils doivent songer à s'en délivrer. L'U.E, il faut désormais la changer ou la quitter.


*Paul-Marie Coûteaux est député au Parlement européen, Vice-président du Groupe Indépendance et Démocratie, conseiller politique de Philippe de Villiers.

Source : L'Observatoire de l'Europe




Le Pape met en garde l'Europe

Le Pape a mis en garde l'Europe « contre cette attitude pragmatique (...) qui justifie systématiquement le compromis sur les valeurs humaines essentielles ».

Les « courants laïcistes et relativistes » ont fini par « dénier aux chrétiens le droit d'intervenir dans le débat public ». Les catholiques sont invités à s'engager politiquement et à recourir à « l'objection de conscience » contre les législations sur l'avortement, l'euthanasie et en matière de bioéthique. Ils sont invités à construire « une nouvelle Europe, réaliste, mais non cynique ». Un message relayé par son ministre des Affaires étrangères, Mgr Dominique Mamberti, qui a accusé le Parlement européen « d'attaques contre l'Église ».
Benoît XVI a ainsi constaté l'échec d'une Europe pourtant née de la démocratie chrétienne, que le Saint-Siège avait appelée de ses voeux comme la résurrection de la chrétienté médiévale. Au Vatican, on rappelle que le drapeau européen est celui de la Vierge et que Jean Monnet et Alcide De Gasperi, fondateurs de l'Europe, pourraient devenir saints.

Accord "ciel ouvert" entre l'UE et les USA...

La presse nous présente l'accord dit "ciel ouvert" conclu entre l’UE et les USA comme une bonne nouvelle pour les consommateurs européens. Objectif affiché : baisse des tarifs sur les voyages transatlantiques...

Mais c'est en fait une politique à courte vue qui est menée par Jacques Barrot le commissaire européen aux transports.

En effet, si à court terme la concurrence va tirer les prix vers le bas et favoriser les voyageurs, à long terme elle va mettre à mal les compagnies aériennes européennes. La concurrence n’est pas organisée à armes égales entre européens et américains. Aucun progrès n'a été accompli concernant le droit de cabotage et les possibilités d'investissement européens dans les compagnies aériennes américaines.

L'accord permet en effet aux compagnies américaines de desservir plusieurs destinations européennes lors d'un même vol en prenant des voyageurs au passage sans que les compagnies européennes puissent faire de même entre différentes villes américaines!

Pour information, l'accord "ciel ouvert" conclu il y a plus d'un an entre les USA et le Canada, ne permet pas le cabotage, c'est à dire la possibilité pour un transporteur américain d'effectuer du trafic intérieur entre des villes canadiennes, ou vice versa.
Pourquoi à l’image du Canada, l'Europe est-elle incapable de protéger son marché, ses entreprises et à terme ses concitoyens ?

La vision de la commission exclusivement tournée vers la concurrence absolue des prix, soit disant en faveur des consommateurs, met en péril nos entreprises. Mais demain, dans une Europe sans entreprises il n'y aura plus de salariés et donc plus de consommateurs...

C'est cette vision à très courte vue que nous récusons avec Philippe de Villiers.
et entré en vigueur le 12 mars dernier


Site de Jérôme Rivière : http://www.jerome-riviere.fr/

VILLIERS invité de I télé : «Je veux lancer des coopérations nouvelles en Europe»

samedi 24 mars 2007

Procès en protectionnisme : le coup de gueule de Manchette

Le député souverainiste Jacques Myard vient de rendre public un rapport édifiant dans le cadre de la Délégation de l’assemblée nationale pour l’Union européenne. Ce rapport est téléchargeable sur le site de l’assemblée nationale. Les conclusions sont sans appel : l’Union européenne, par dogmatisme libre-échangiste, refusant toute politique industrielle, se fait distancer par les Etats-Unis, la Chine, l’Inde qui tous trois pratiquent sans vergogne un protectionnisme subtil via des barrières -tarifaires ou non- et des protections contre les OPA hostiles, tout en ayant une politique industrielle offensive.

La Chine, qui côté pile signe les accords de l’OMC, érige côté face des barrières non tarifaires obérant un manque à gagner de 21,4 milliards d’euros aux entreprises européennes selon un rapport de la Commission (révélé par le Fig éco du 25/02/2007). Les Etats-Unis -exemple parmi autres astuces- exigent que leurs équipements ferroviaires contiennent 50% de made in USA et disposent d’un arsenal législatif (Trade act, section 301) les protégeant de toute OPA hostile sur leurs secteurs stratégiques (exemple des ports américains dont Dubai a tenté de s’emparer) . Lorsque Dominique de Villepin a voulu protéger 12 secteurs stratégiques français contre d'éventuelles OPA hostiles, le Commissaire européen au marché intérieur, Charly Mc Creevy l’a formellement interdit, applaudi par Neely Kroes chargée de la concurrence ! L’exemple de Péchinay dépecé par Alcan n’a pas suffi à l’UMP : ils se couchent devant des Commissaires omnipotents, sans aucune légitimité démocratique, gangrenés par les milliers de cabinets de lobbying (7 lobbyistes pour 1 parlementaire européen).

Et pourtant ! les européistes de l’UMP continuent à ironiser sur les propositions de Philippe de Villiers, y voyant des « archaïsmes protectionnistes » …L’UMPS raisonne encore avec le kit idéologique vieux d’un siècle de l’économiste Ricardo, promouvant la Division internationale du travail basée sur les avantages comparatifs. Or, compte tenu des disparités géographiques gigantesques existant en matière de coûts de production et de niveaux de protections sociales (qui n’existaient pas à l’époque de Ricardo) , l’Europe devrait se résigner à abandonner tous ses métiers de main d’œuvre, agriculture inclus car même mécanisé, le secteur agro-alimentaire est non compétitif. On va se rattraper sur les services ? Comme si ils se suffisaient à eux même alors qu’ils sont intimement liés aux secteurs primaires et secondaires consommateurs de tertiaire. Ce que n’ont pas compris les ultra-libéraux de l’UMP et du PS, c’est que quand la Chine maîtrisera les technologies aéronautiques et ferroviaires, non seulement elle continuera à nous vendre ses slips et ses produits manufacturés, mais elle cessera de nous acheter nos Airbus et nos trains Siemens… Maurice Allais, prix Nobel d'économie, dénonce depuis des années l'aveuglement idéologique de Bruxelles et a démontré la corrélation entre mondialisation sauvage et désindustrialisation. Son appel à voter non à la Constitution européenne a été soigneusement étouffé par le Système. Pourtant la troisième voie qu'il préconise est loin d'être inintéressante: des zones optimales d'échanges, regroupant plusieurs pays de même niveau, protégés par des écluses douanières permettant que s'épanouisse un libre-échange équitable...ce qui ressemble fort à la préférence communautaire, abandonnée depuis Maastricht. De même, comme l'a averti un autre Prix Nobel d'économie, Milton Friedman, la création d'une monnaie unique -donc d'une politique monétaire unique- est une idée prématurée étant donné la disparité des profils économiques européens. Frankfort roule pour l'Allemagne et la politique de l'Euro fort désavantage la France, moins dépendante des importations énergétiques grâce à son parc nucléaire, qui souffre terriblement d'un manque de compétitivité à l'export. Avant seuls les souverainistes dénonçaient l'échec programmé de l'euro. Dorénavent, non seulement on ne les traite plus d'imbéciles mais on reprend leurs critiques...Sarko et Ségo ont beau critiquer la BCE, leur fédéralisme leur empêchera tout contrôle monétaire.

Mon oncle, dont je tairais le nom par respect, représentant du Medef dans une des plus grandes régions chinoises et en charge de la mise sur pied de Chambre de commerces européennes m’a confié l’année dernière : « Les délocalisations ? Mais de quoi se plaignent les français ? Savent-ils combien d’emplois sont créés dans les sociétés d’importations ? » Mon père Sarkozyste, acquiesce naivement. Je reste interdit en écoutant cet ancien hippie -au demeurant très sympathique- déconnecté du quotidien des ouvriers français dans son 400m2 à Hong Kong. La France a perdu 70 000 emplois industriels en 2006, combien d’emplois créés pour importer ce qu’ils nous ont sucé ? Laissez moi rire.

Cliquer ici pour lire la synthèse du rapport de Jacques Myard dans un article du Monde.

Source: sarkopipo.com

Myard, le souverainiste Sarkoziste, cherchez l'erreur...!!! Une nouvelle contradiction, mais UMP et contradiction, c'est un pléonasme non?

La Directive OGM pose plus de questions qu’elle n’en résout.


Communiqué

La directive, qui prévoit les conditions de culture des OGM autorisés (pour l’instant le seul maïs « Monsanto 810 » résistant à la pyrale) n’apporte pas aux agriculteurs les réponses aux questions que leur pose cette nouvelle culture :

Comment doivent-ils faire la publicité de leurs cultures auprès de leurs voisins ?

Comment sécuriseront-ils leurs champs vis-à-vis des agressions possibles d’opposants aux OGM ?

Surtout, qu’en est-il de leur propre responsabilité vis-à-vis des conséquences prévisibles ou imprévisibles que pourraient avoir ces disséminations d’OGM ?

Comment ces maïs seront-ils, séparés, commercialisés et surtout valorisés par rapport aux productions de maïs authentique ?

Face à autant d’incertitudes et à l’incohérence qui consiste à légaliser la dissémination volontaire d’Organismes Génétiquement Modifiés, la Coordination Rurale attire l’attention des producteurs de maïs sur les risques que leur font courir ceux qui les incitent à se lancer dans de telles productions, alors que leur environnement juridique n’est absolument pas sécurisé.

La sagesse consiste donc à éviter de tenter cette aventure pour mieux mettre en avant lors de la récolte 2007 les qualités et la fiabilité du maïs « produit de France » afin d’en tirer un profit maximum.

source: http://www.coordinationrurale.fr/ & http://semeursdavenir.hautetfort.com/


VILLIERS invité de I télé : «Je veux lancer des coopérations nouvelles en Europe»

Non, c'est non !

PAUL MARIE COUTEAUX

Conseiller politique de Philippe de VILLIERS,

Député français au Parlement Européen


Toute l'Europe a compris ce qui se passe en France. Beaucoup s'étonnent par exemple que, bien que ce soit les Français qui aient bloqué le processus constitutionnel, ce soit aussi les ministres français qui se montrent depuis des mois les plus acharnés à sa relance, aux côtés de l'Allemagne, et que même, très loin du pays réel, le système oligarchique français - ce que l'on ne peut plus qu'à peine appeler le pays légal - s'est arrangé pour faire de l'élection présidentielle une sorte de revanche du référendum en présélectionnant des grands candidats dont ils espèrent que le vainqueur final, tout frais élu, dira oui à la place des Français quand bien même passerait-il par la voie de la ratification parlementaire ou d'un référendum dont on nous dit qu'il n'aurait plus qu'une valeur consultative (sic !). Bref, les innombrables opposants à la "Constitution" dans toute l'Europe sont inquiets et même révoltés : pour eux la France par son "non" retentissant du 29 mai avait mis un coup d'arrêt au processus constitutionnel qui sacralisait la supranationalité et elle s'affirmait comme un môle de résistance solide pour reconquérir un jour le droit des nations. Or voici que ses officiels la trahissent et que, le coeur français étant circonvenu, il serait facile "d'avaler" ensuite la résistance hollandaise et d'imposer à toute l'Europe le texte incriminé.

Dans une lettre ouverte, les députés du groupe Indépendance et Démocratie du Parlement européen s'adressent ainsi aux Français : "Le 29 mai 2005 nous avons retrouvé la France que nous aimons, la France qui veut continuer à vivre et à délivrer son message de liberté et d'espoir, celui de la véritable Europe. Si le 30 mai 2005, aucun grand média étranger n'osa vous dire merci, les peuples dans leur majorité l'ont fait de tout leur coeur... Sachez que bien d'autres peuples auraient suivi leur exemple s'ils en avaient eu la liberté : Britanniques, Polonais, Allemands, Danois, Suédois auraient, d'après les sondages d'opinion, rejeté à une large majorité le projet de Constitution". Et de conclure : "Aujourd'hui, on essaie une nouvelle fois de vous berner, comme les Danois et les Irlandais l'ont été en 1993 et 2002 avec les seconds référendums. Certains veulent même faire adopter par votre Parlement une Constitution abrégée, sous le nom de mini-traité ou de traité fondamental, sans toutefois en modifier le fond. Et ce fond, c'est un transfert massif des compétences, détenues aujourd'hui par les électeurs, aux officines de Bruxelles (...) Ceux que vous allez mandater lors de vos élections du printemps 2007 sont ceux qui demain auront la charge de restaurer votre souveraineté ou de la transférer irrévocablement à Bruxelles".

Dans la même lettre, ces dizaines de députés européens, représentant neuf nations, annoncent l'intention de s'associer à une grande campagne de mobilisation pour faire respecter le "non" français. Cette campagne intitulée "Non, c'est non !" doit être menée avec l'aide de tous les souverainistes qui seront chargés de diffuser des cartons rouges intitulés "Chers élus, ne dites pas oui à notre place, non, c'est non", et qu'ils devront adresser ou faire adresser à leur député ainsi qu'aux candidats aux élections présidentielles et législatives. Dans un premier temps, 300 000 cartons sont imprimés aujourd'hui même, la campagne étant annoncée. A la veille du sommet de Berlin du 25 mars prochain, lequel doit célébrer à grands renforts de cymbales et de flonflons le cinquantième anniversaire du Traité de Rome - ce Traité qui a de longue date engagé la mécanique supranationale, survolté depuis la réunification allemande par les Traité de Maastricht et d'Amsterdam et désormais le projet de Constitution. On trouvera tous les détails de cette campagne "Non, c'est non !", dont le maître d'oeuvre est Christophe Beaudouin, permanent du groupe Indépendance et Démocratie, dans le numéro spécial que La Lettre de L'Indépendance publie vendredi 23 mars à l'occasion du demi-siècle de la grande entreprise fédérale qui entend broyer les nations et avec elles les peuples, et les droits politiques, économiques, sociaux, éducatifs et culturels qu'ils ont conquis dans le cadre national qui est celui-là même de la démocratie.

Nous revoici donc partis sur le chemin de la lutte pour la souveraineté des nations d'Europe, avec l'aide des très nombreux Européens qui attendent que la France soit fidèle à l'image d'indépendance et de liberté des peuples qu'ils persistent à voir en elle. Il va sans dire que c'est aussi le premier thème de la campagne des souverainistes et de leur candidat Philippe de Villiers - ces souverainistes qui, parce qu'ils sont les seuls à croire en la souveraineté nationale et populaire, et par là à la légitimité et à l'autorité politique, sont bien les seuls dignes de diriger, ou plutôt de restaurer la République française.

jeudi 15 mars 2007

EADS : Coopération n'est pas fusion

Paul-Marie COÛTEAUX

Conseiller politique de Philippe de VILLIERS,
Député européen.


L'affaire EADS, qui désormais prend toute sa place dans la campagne présidentielle, est emblématique des cafouillages de la conception fusionnelle de l'Europe. Il est d'ailleurs stupéfiant que certains beaux esprits croient pouvoir ironiser sur la faillite de "l'Europe des coopérations" que proposent les souverainistes, lesquels citent en effet souvent en exemple Ariane et Airbus, alors que, depuis qu'Airbus a été absorbé par EADS, ce programme obéit à une toute autre logique, celle de la privatisation irréfléchie et de la fusion, qui, justement, dessaisissent les Etats.

Puisque beaucoup s'ingénient à brouiller les pistes, partons du plus simple : le programme Airbus a longtemps obéi à la logique de la coopération, coopération franco-allemande dont le pilier français était la firme Aérospatiale, regroupant d'anciennes entreprises françaises prestigieuses dont Sud Aviation et la majeure partie de Dassault Aviation. Certes, la coopération est inégalitaire puisque, depuis la seconde guerre mondiale, l'Allemagne n'a plus d'industrie aéronautique, à l'exception de la petite Dasa, appendice de la firme automobile Daimler-Chrysler, mais elle parvint à concurrencer la firme américaine Boeing qui, mis à part l'aéronautique française et russe, tendait à dominer seule le marché mondial.

Patatras ! En 1999, le gouvernement Jospin commet deux erreurs monumentales : en février (d'accord avec Jacques Chirac), il fait à Jean-Luc Lagardère un cadeau fastueux : en échange de l'apport de Matra Haute Technologie (MHT), celui-ci reçoit 31 % du capital de la nouvelle entreprise Aérospatiale-Matra - cela pour la somme très modique de 850 millions de francs, soit moins de 2 % du capital de la nouvelle entreprise. Spectaculaire désengagement de l'Etat, dans un domaine pourtant crucial !

En octobre de la même année, seconde erreur, dont le bénéficiaire sera cette fois le gouvernement allemand : le 13 octobre, l'Aérospatiale-Matra ainsi largement privatisée et la firme automobile allemande Daimler-Chrysler annoncent leur fusion pour former un nouveau groupe : European Aeronautic Defense and Space, EADS en abrégé. Curieusement son siège est installé ni en Allemagne ni en France, mais aux Pays-Bas ; elle est de droit hollandais et la langue de travail y sera l'anglais - ce dernier point a son importance parce qu'on s'apercevra que bien des incompréhensions qui suivront viendront du recours, passablement incertain chez certains techniciens, à cette langue tierce. Dernier cadeau, le gouvernement français accède à la demande allemande et fait passer 80 % du consortium franco-allemand Airbus Industrie dans la nouvelle entreprise.

On célébra partout la création de ce "grand pôle européen", à la seule exception de l'économiste Elie Cohen qui déclara sans ambages : "Le principal point fort de la spécialisation industrielle de la France qui était l'aéronautique est en train d'être bradé". Bradé, le mot n'est pas trop fort : s'étant dessaisi en deux temps de l'Aérospatiale, l'Etat français ne contrôlait plus que 15 % d'un "pôle européen" dont la France avait été par le savoir-faire comme par l'investissement le plus gros contributeur !

Si tant d'emplois n'étaient pas perdus (détail grinçant, ils le sont principalement en France), on s'amuserait de voir aujourd'hui nos vaillants politiques faire assaut de formules miracles comme si notre Etat, qui s'est de lui-même dessaisi savamment, était maître de l'affaire - le pompon étant accordé à notre chère amie Madame Laguiller, qui va jusqu'à proposer de nationaliser EADS comme si l'entreprise était française, alors qu'elle l'est d'autant moins que Lagardère se désengage et que, en fait de recapitalisation, rôdent les fonds de pension américains ou des fonds spéculatifs venus de la péninsule arabique... Pourquoi à ce compte, ne pas proposer de nationaliser Boeing ?

La leçon crève les yeux : on voit ici l'incroyable légèreté des oligarchies qui nous gouvernent, pour qui l'intérêt national compte beaucoup moins que les copinages, masqués derrière de ronflants propos sur l'Europe en marche. C'est bel et bien la conception fusionnelle et que les déboires d'EADS devraient condamner une fois pour toutes.

jeudi 8 mars 2007

Editorial de Paul-Marie COUTEAUX
Conseiller politique de Philippe de VILLIERS,
Député français au Parlement européen
7 mars 2007

En favorisant l'élargissement des marchés, le libre-échange améliore l'efficacité économique : c'est son seul avantage, constamment relayé par des milieux économiques qui en ont fait une idéologie indiscutable mais cette idéologie dominante omet plusieurs autres de ses aspects : Le libre-échange est certes favorable à quelque grands groupes capables de mettre en concurrence des bassins de main d'œuvre très inégaux quant aux salaires, aux protections sociales et aux formations, mais il a partout des effets dévastateurs, aussi bien dans l'immense majorité des pays pauvres (en particulier en Afrique, loin de pouvoir lutter à armes égales, d'où l'immigration inévitable) que dans les pays européens, en particulier la France qui, se protégeant très peu, se condamnent eux-mêmes à l'impuissance en face de la désindustrialisation, de la désertification des campagnes, de la compression des bas salaires, de l'immigration concurrentielle et d'un désarroi social dont nul n'ose prendre la mesure.

L'investissement de capitaux dans des pays dont les règlementations sociales, écologiques et le niveau de vie sont bas permet à leurs détenteurs de s'abstraire de tous les contextes sociaux, mettant en demeure plusieurs pays européens soit de revenir massivement sur les acquis sociaux et de pressurer la main-d’œuvre, moyennant un stress dont les multiples effets directs et indirects sont incalculables, soit de disparaître. Partout en Europe de l'ouest la situation économique est mauvaise - même en Allemagne qui doit subventionner un nombre croissant de travailleurs pour masquer le chômage et n'affiche des chiffres encourageants que par un tour de passe-passe comptable qui inclut dans le PIB allemand le travail effectué hors d'Allemagne, notamment en Europe centrale, par des firmes allemandes. En Allemagne aussi, la désindustrialisation fait rage.

De cette bérézina économique et sociale, les effets ne sont masqués que par les pauvres rustines de la politique sociale et autres palliatifs compassionnels qui ruinent les budgets publics, dont le déficit représente aujourd'hui les 2/3 du PIB en France, et 98 % en Italie ! Dans un contexte concurrentiel marqué de surcroît par un euro fort, la situation n'est pas tenable, quand bien même est-elle cachée, le temps d'une élection, par des artifices, des promesses et des discours.

Le seul Prix Nobel français d'économie, Maurice Allais, rappelant que la croissance mondiale a été plus forte dans les périodes protectionnistes le protectionnisme à l'échelle européenne peut rétablir des conditions égales de concurrence, substituer une véritable politique industrielle au sauve-qui-peut général, et permettre aux Etats de mener des politiques souveraines en matière industrielle, agricole ou écologique.

Le Traité de Rome, dont on va célébrer dans quelques jours l'anniversaire, entendait créer une zone de libre-échange entre un nombre réduit de pays ayant des systèmes sociaux et des niveaux de vie comparables et protégés par la préférence communautaire. Celle-ci a été peu à peu abandonnée sous les coups de butoir de l'OMC et de l'idéologie libre-échangiste. Seule l'adoption d'un protectionnisme rationnel à l'échelle européenne, nullement incompatible avec le libéralisme économique et qui, d'ailleurs, peut seul le sauver (le théoricien du protectionnisme, l'allemand List était un libéral) nous permettra de revenir à la réalité du Traité de Rome, aujourd'hui bafoué par les oligarchies qui pourtant s'apprêtent à le célébrer. Sans la préférence communautaire la "construction de l'Europe" est en réalité sa destruction. La désindustrialisation, la mise en péril de notre agriculture, les difficultés de nos industries culturelles, la perdition de nos voisins africains et l'afflux d'immigrés, mais aussi le désarroi social d'un nombre croissant de travailleurs, tous ces maux dont la France souffre par angélisme sont la conséquence de cette erreur économique fondamentale soigneusement cachée par les trois candidats des partis officiels et leur incroyable conformisme. Comme l'écrit Todd, "le premier candidat qui abordera le sujet cassera la baraque !". (1880-1914 puis 1945-1970) que dans les périodes de libre-échange quasi absolu, est condamné au silence pour répéter que seul

samedi 3 mars 2007

Faire respecter notre NON face au système ! - Edito de Paul-Marie Coûteaux

Paul-Marie COÛTEAUX
Conseiller politique de Philippe de VILLIERS,
Député européen.

Mardi 27 février, Bruxelles : Rencontré ce matin, à la buvette du Parlement européen deux collègues français, un PS, un UMP que par charité je ne nomme pas. Le premier me lance : "Vous n'aurez pas vos signatures, et JM. Le Pen ou Dupont-Aignan pas davantage. C'est désolant, mais les maires sont tellement lassés par les requêtes des uns et les pressions des autres que même certains élus socialistes refusent de parrainer Ségolène!" Ayant encore l'humeur à sourire, je propose en boutade une nouvelle révision constitutionnelle interdisant la candidature de quiconque s'est prononcé pour le "non" : on éliminerait ainsi le risque de voir élu un Président de la République qui prendrait la souveraineté nationale, donc la République, au sérieux. Intervient alors le député UMP, goguenard : " De toutes façons, vous ne faites que quelques pourcents, cela ne change pas grand chose..." Ainsi, pour cet élu UMP, 55 % des Français "ne change pas grand chose" ! Un peu gêné, il conclut : il y aura au moins deux candidats du "non" : Buffet et Laguiller !".

Il faut ronger son frein, se convaincre qu'il y a tant de bonnes volontés, à travers tous les départements de France, que Philippe de Villiers aura, lui au moins, les signatures requises. Mais comment se satisfaire de ce constat : il se trouve des élus pour envisager froidement que 20 à 25 % du corps électoral français (toutes les études sur le 29 mai démontrant que les "non" se répartissaient à égalité entre droite et gauche) n'ait aucun représentant à l'élection présidentielle. Encore ces candidats sont-ils systématiquement placés en situation d'infériorité par rapport aux deux ou trois personnalités bien aimées du Système, assurées de leurs parrainages, et prêtes à dire "oui" là où les Français ont dit Non -un Non pourtant emblématique et majeur, qui, à travers la dérive de l'Union européenne, a justement refusé le dessaisissement de la démocratie. En somme, c'est le coup d'Etat permanent.

De cela, il faut tirer les conséquences : le Président de la République que nous allons élire a pour fonction d'incarner l'unité de la nation, de protéger sa souveraineté, d'assurer le bon fonctionnement des services publics, en un mot de garantir l'autorité de l'Etat, par là du Bien commun, par là de la paix civile. Ces missions, il ne peut les remplir qu'à une seule condition: qu'il dispose d'une légitimité populaire forte, condition de toute action publique. Qu'elle vienne à disparaître, et c'est le corps social tout entier qui se délite. Or, la légitimité, procédant toute entière de l'élection au suffrage universel, est bien plus fragile qu'on ne le croit. Si le suffrage n'était plus universel parce que s'en trouverait d'emblée exclu le quart de l'électorat, ou si les abstentionnistes représentaient la plus grande partie des quelque 47 millions de Français en âge de voter, on peut être alors certain que le quinquennat ouvert en mai achèverait la République, la légitimité entrant dans une sorte de déliquescence en spirale, d'où pourrait surgir n'importe quelle violence, n'importe quel tremblement de terre. Tel est l'enjeu de l'incroyable partie qui se joue en ce mois de mars : le respect de l'électeur, ou le chaos.

mercredi 14 février 2007

Coup d'Etat en robe

Edito de Paul-Marie Couteaux
Conseiller politique de Philippe de VILLIERS
Député français au Parlement européen.
14 février 2007


Voici une petite histoire juridique, donc complexe ; mais il est impératif que chacun la comprenne bien.Le protocole de Kyoto visant à limiter l'émission de gaz à effet de serre inspira à la Commission européenne une directive fixant aux Etats les cadres dans lesquels ils pouvaient transposer en droit national le fameux principe des quotas, les autorisant notamment à contrôler certains secteurs industriels plus que d'autres. C'est ainsi qu'un décret de 2005 vise l'industrie sidérurgique bien plus sévèrement que les industries du plastique et de l'aluminium. Première visée, la société Arcelor attaque alors le décret devant le Conseil d'Etat au nom du principe d'égalité. Ce jeudi 8 février, celui-ci rend son arrêt et, tout en estimant que le décret viole en effet le principe d'égalité, refuse de l'annuler, motif pris de ce que, s'il le faisait, il invaliderait la directive européenne elle-même.

Le Conseil d'Etat ne fait ainsi que prolonger sa jurisprudence ancienne (arrêt Nicolo) et suivre le Conseil constitutionnel qui, en juin 2004, avait refusé de juger la constitutionnalité d'une loi transposant elle aussi une directive européenne - cas de figure qui constitue désormais la majorité de notre droit. Autrement dit, toute norme européenne, même lorsqu'elle est transposée en droit national par le législateur (sous forme de loi) ou par le gouvernement (sous forme de décret), s'applique sans recours, fut-elle contraire à la Constitution et à des principes fondamentaux aussi établis que l'égalité devant le droit. Elle jouit ainsi ipso facto d'une sorte d'immunité juridique, phénomène absolument inconnu dans un Etat de droit, et jusqu'à présent réservé aux despotismes.

Or, ce coup de force est passé inaperçu. Seul le Professeur Dominique Rousseau s'est alarmé, dans un entretien accordé au Monde du 9 février, de ce que désormais aucun domaine "n'échappe au champ d'application du droit communautaire", affirmant même que "la Cour de Justice des Communautés européennes [a] vocation à devenir une Cour fédérale à l'américaine". Silence général de tous les partis politiques, y compris de ceux qui ont appelé à voter "non". Une fois de plus, Philippe de Villiers est le seul à soulever cette affaire. Elle est pourtant de taille : on se souvient que l'une des plus graves objections que nous faisions à la Constitution Giscard était son article 6 consacrant définitivement la primauté absolue du droit européen. L'arrêt du 8 février revient à le faire appliquer dans les faits. On peut dire sans exagérer que, par le droit, c'est un empire paradoxal qui s'installe, un empire par le droit, une sorte de dictature en robe.

Nous avions cru avoir gagné la partie contre la Constitution ; mais tout est à refaire ! En réalité, rien ne sera possible aussi longtemps que les Français ne confieront pas les affaires de l'Etat à des serviteurs du Bien commun capables de faire respecter politiquement la souveraineté de la nation. Tel est l'enjeu majeur des prochaines élections, et il y a fort à parier qu'il est présent dans l'esprit des oligarchies fédéralistes qui, pour se revancher du 29 mai, ont attendu les Français au tournant électoral pour placer à leur tête un chef et un parti qui diront "oui" à leur place. C'est ce que l'on appelle la relance de l'Europe. Or, on ne lance pas l'Europe comme une savonnette ou un ballon et, n'en déplaise à Mme Merkel et à ses affidés parisiens, on la relancera encore moins si c'est à la figure des peuples. L'Europe, il faut la refonder et pour cela lui donner un traité refondateur entièrement nouveau, respectant les nations et leurs forces propres - ce qui était l'inspiration du traité de Rome, vieux de cinquante ans en mars prochain et qu'il nous faut reprendre de bout en bout.

jeudi 8 février 2007

Actu MPF

En attendant la présidentielle, gel des dossiers à Bruxelles...


«Bruxelles gèle les dossiers qui fâchent Paris», titre à sa Une le journal Le Monde (7.02). Car, comme l'indique le quotidien, «si la campagne électorale française ignore l'Europe», par contre «elle s'est invitée à Bruxelles». Or, la Commission européenne ne souhaitant pas «réitérer l'épisode de la directive sur les services dite Bolkestein, qui avait contribué au non français à la Constitution européenne», elle a décidé de «reporter les dossiers qui fâchent». Ainsi, alors que «les services de Neelie Kroes, [la Commissaire à la Concurrence], ont achevé l'instruction du dossier ultrasensible» du livret A, «José Manuel Barroso, le Président de la Commission, aurait décidé d'attendre l'issue de l'élection présidentielle avant de recommander à la France d'abroger ou pas le duopole de distribution du livret A par La Poste et les Caisses d'épargne». Mais la Commission ne s'en arrête pas là : elle «a aussi reporté la présentation de son projet de réforme de la politique viticole de l'Union», réforme qui prévoit l'arrachage massif des vignobles, l'industrialisation de la production de vins, etc. et qui a particulièrement choqué le monde viticole, le vin étant ici pensé comme une simple marchandise sans considération aucune pour les hommes, les savoir-faire, les terroirs, les identités. Comme l'indique ici un haut fonctionnaire, «il n'y a pas besoin d'avoir fait l'ENA pour comprendre que ce n'est pas le moment de provoquer une levée de boucliers contre l'Europe», les viticulteurs, comme les agriculteurs, les arboriculteurs, les pêcheurs et bien d'autres étant en effet très remontés contre les institutions bruxelloises. «Autre dossier litigieux : l'environnement». La France est en effet «sous la menace d'une sanction financière de plusieurs dizaines de millions d'euros» sur le dossier de la pollution persistante des eaux bretonnes au nitrate. Or, «une initiative trop forte peut enflammer la campagne», comme l'indique là aussi un diplomate qui espère bien que «le dossier nitrate, ou un autre, ne sorte pas des tiroirs bruxellois au mauvais moment». Enfin, «sur l'OMC, Jacques Chirac et son gouvernement font tout pour entraver la relance des négociations» car ils ne veulent pas «d'un compromis, espéré en avril, qui rendrait obligatoire une réforme de la politique agricole commune». Est-ce vraiment cela la démocratie ? On cache les dossiers qui fâchent aux citoyens, en espérant qu'ils voteront pour le meilleur candidat pro-européen, et puis on les ressortira du frigo après les élections. Pour sa part, Philippe de Villiers remettra au coeur de sa campagne le thème de la construction européenne car il considère que les Français ont le droit de savoir, en toute connaissance de cause, ce qu'impliquent dans leur quotidien les décisions prises à Bruxelles.

Europe: OGM : 20 millions de tonnes par an


Le Figaro (6.02) nous apprend que «l'organisation écologiste Greenpeace a remis hier à la Commission européenne une pétition forte d'un million de signatures pour réclamer un étiquetage obligatoire des produits (lait, oeufs, viande) provenant d'animaux nourris aux OGM». Car en effet, nous explique Libération (6.02), si «depuis 2003, la législation européenne impose l'étiquetage des produits alimentaires s'ils contiennent au moins 0,9 % d'OGM» et si «cette disposition est également prévue pour la nourriture destinée aux animaux d'élevage (soja, maïs)», par contre cette disposition n'est pas prévue pour les produits dérivés. Or, selon Greenpeace, «20 millions de tonnes d'OGM pénètrent chaque année dans la chaîne alimentaire européenne via l'alimentation animale». Les citoyens ont bien le droit, en effet, de savoir ce qu'ils ont dans leur assiette...

Grippe aviaire: Bruxelles se voile la face


Afin de minimiser le retour du virus H5N1, «le commissaire européen à la Santé, Markos Kyprianou, s'est employé hier à rassurer». «Il faut considérer ce problème comme une maladie animale et ne pas intégrer dans ce débat la question d'une pandémie : le risque d'une pandémie est une question totalement séparée. Nous allons nous concentrer sur l'aspect maladie animale» a-t-il déclaré, estimant que «toutes les mesures de protection avaient été prises» et «demandant aux pays tiers de ne prendre aucune mesure d'embargo à l'encontre d'un Etat membre de l'Union européenne» (Les Echos, 6.02). Or quand on prend connaissance de l'avis du porte-parole de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), Gregory Hartl, le discours est tout autre : «Les pays européens ne sont pas à l'abri d'une épidémie humaine liée à une mutation du virus H5N1 de la grippe aviaire, même si les risques de contamination y sont moindres qu'en Asie ou en Afrique» (DNA, 5.02). Et comment s'étonner alors que la Russie, la Serbie, la Macédoine et la Croatie aient d'ores et déjà «annoncé un embargo sur les volailles hongroises» ? Il paraît d'ailleurs légitime de se demander si plutôt que de minimiser les risques, l'Union européenne ne ferait pas mieux de prendre au sérieux les avis éclairés des plus hautes instances sanitaires pour mieux pallier les risques au cas où une pandémie se déclarerait vraiment. Est-ce vraiment cela l'Europe qui protège ses citoyens ?

Union européenne: La concurrence plus vive que jamais


Le Monde nous indique ce jour que «la concurrence est plus vive que jamais au sein de l'Union», «le phénomène s'étant même accentué depuis l'arrivée des nouveaux membres, le 1er mai 2004, ces derniers disposant de taux d'imposition des sociétés en général inférieurs à ceux des anciens Etats membres : 19 % en Pologne et en Slovaquie, 16 % en Hongrie, ou 25 % en Slovénie», «l'Estonie proposant même un taux zéro sur les bénéfices réinvestis sur son territoire». C'est pourquoi la Commission se prépare à présenter «en juillet 2008 un projet de directive destiné à harmoniser l'assiette de l'impôt sur les sociétés (IS)», qui devrait recueillir le soutien de la France et de l'Allemagne qui «voient dans une future assiette commune un bon moyen de lutter contre le dumping fiscal pratiqué selon eux par certains Etats membres». Mais bien entendu, comme l'indique le quotidien, «à l'instar du Royaume-Uni, de l'Irlande, de la Pologne ou des Etats baltes, de très nombreux pays restent fortement opposés à ce projet». Or même si, comme le note un expert en fiscalité, «cette compétition incite les membres historiques à réduire le niveau de la fiscalité sur les entreprises», «ce mouvement de convergence n'a pas encore comblé les écarts» et les délocalisations d'entreprises continuent, mettant toujours plus d'ouvriers sur le carreau. Ainsi La Marseillaise (04.02) nous rappelle que «récemment encore, quelques 300 salariés de DIM, Well et Arena se sont rassemblés devant l'Assemblée nationale, pour demander au gouvernement de prendre ses responsabilités». Car l'histoire se répète sans cesse : c'est «celle d'ouvriers et d'ouvrières du textile, qui ont été vendus, puis rachetés, de nouveau vendus, qui ont accepté beaucoup de sacrifices pour maintenir la compétitivité de leur entreprise, ont supporté les pressions sur les salaires, ont dû modifier leurs horaires, produire plus en moins de temps, subir plusieurs plans de licenciements pour, au final, entendre la sentence fatale : la production est délocalisée». Et le quotidien de poursuivre : «Mais cette réalité est loin d'être une exception française comme en témoigne notre reportage en Grèce et en Roumanie. L'Union européenne pourtant fait rêver... avant que les réalités de son fonctionnement apparaissent pour ce qu'elles sont : une machine à générer le maximum de profits rapides». Car dénonce La Marseillaise, «la logique libérale est ici claire» : «il s'agit d'instituer un nouvel ordre social en mettant en concurrence directe les salariés de tous les pays, grâce à la suppression des barrières douanières et à la libéralisation de la circulation des capitaux». Et le quotidien de conclure : «L'Homme, quel que soit le pays qu'il habite, ne pèse pas lourd dans cette logique. Sauf à être considéré comme un esclave moderne». C'est bien ce que dénonce Philippe de Villiers qui s'insurge depuis de nombreux années contre le dogme de la concurrence libre et non faussée si cher à la Commission européenne qui n'a qu'une idée en tête, celle de broyer les nations, les cultures, les traditions, les spécificités nationales et au passage... les citoyens. Est-ce vraiment l'Europe que nous voulons ?

Service civique: Volontaire ou obligatoire ?


Elle a d’abord proposé le service civique volontaire, puis, il est devenu obligatoire. Deux jours plus tard, il était à nouveau volontaire. Encore une fois, la candidate socialiste semble avoir bien du mal à tenir le cap du programme de son parti, pourtant voté par les militants en juin 2006. Jeudi soir (01.02) à Grenoble, alors qu’elle tenait un meeting destiné aux jeunes, Ségolène Royal avait balayé le programme du PS pour annoncer une nouvelle mesure, un service civique, désormais obligatoire. Devant les réactions provoquées par cet «escamotage», la candidate socialiste a donc été contrainte de faire machine arrière et de corriger le tir. «Pour habiller cette volte-face, note Le Figaro (03.02), elle a annoncé qu’elle confiait à Bernard Kouchner le soin d’ouvrir une concertation et de lui faire un rapport sur les modalités de mise en œuvre de cette mesure». Un acte de «bravitude»…

Islamisation: «L'Europe bientôt en tchador»...


Dans son édition du 1er février, Courrier International reprend, sous un titre on ne peut plus explicite «L'Europe bientôt en tchador», quelques extraits d'un «article hallucinant du quotidien de droite israélien [Jerusalem Post] sur la poussée démographique des musulmans en Europe et ses conséquences néfastes pour les Etats-Unis, Israël et les Juifs». Et cela commence fort : «Si jamais vous vouliez voir Paris ou Rome avant de mourir, et que vous n'en avez pas encore eu l'occasion, vous feriez peut-être bien de vous hâter. Car, bientôt, l'essentiel de ce que nous considérons aujourd'hui comme l'Europe occidentale se sera transformé en une branche du monde musulman. C'est en tout cas la conclusion déplaisante, mais absolument inévitable qu'il faut tirer de la dégringolade démographique qui entraîne l'Europe vers le néant». Et pour justifier cette constatation, le quotidien de citer le récent rapport de la Rand Corporation (un think-tank américain) : «dans toute l'Europe, les taux de natalité sont en chute libre et la taille des familles se réduit. Le taux de fertilité total est aujourd'hui de moins de deux enfants par femme dans chaque Etat membre de l'Union européenne». Or, selon les démographes, «pour que la population d'une société demeure stable, son seuil de remplacement implique un taux de natalité de 2,1 enfants par famille», «tout chiffre inférieur est synonyme de déclin et de dissolution». Même le Conseil de l'Europe a lancé un avertissement en déclarant en 2004 dans son «livre blanc de la démographie» que «dans toute l'Europe, il y a eu plus de décès que de naissances pour l'année 2003». Et le quotidien de citer l'éditorialiste canadien Mark Steyn qui souligne dans son nouveau livre, America Alone (L'Amérique seule) : «Quel est le pourcentage de la population musulmane de Rotterdam ? 40%. Quel est le prénom masculin le plus répandu en Belgique ? Mohammed. A Amsterdam ? Mohammed. A Malmö, en Suède ? Mohammed». Et même The Daily Telegraph de Londres rapportait en décembre 2006 que «Mohammed et son autre graphie la plus courante, Muhammad, sont désormais des prénoms de bébés plus populaires en Angleterre et au pays de Galles que Georges». Car, comme le relève le quotidien, «si les Européens sont actifs partout sauf au lit, les populations musulmanes qui vivent en leur sein se montrent beaucoup plus prolifiques». Or d'après des «projections réalisées par le National Intelligence Council du gouvernement américain, la population musulmane du continent, actuellement de 20 millions, aura probablement doublé d'ici à 2025». Le quotidien note qu'une «Europe de plus en plus islamisée sera de plus en plus hostile à Israël et aux Etats-Unis» et que «même si les gouvernements européens parvenaient à inverser la tendance, ce qui semble fort peu probable, il faudrait des années avant que le changement ne soit perceptible. Or, en attendant, l'influence politique musulmane continuera de se développer et de s'étendre, et les dirigeants européens ne pourront que difficilement faire abstraction des exigences de la communauté». Et de conclure : «Par conséquent, si vous voulez vraiment voir la tour Eiffel de près, je vous conseille de ne pas trop tarder. Le temps de dire ouf, et elle pourrait bien avoir été transformée en minaret»... Une analyse qui rejoint ce que dénonce Philippe de Villiers : non seulement, il a préconisé de longue date de mettre en place une vraie politique familiale, qui aurait eu pour conséquence de relancer la natalité ; mais de plus, il met en garde contre «l'islamisation» de la France, prônant une immigration zéro et une politique généreuse de co-développement des pays les plus pauvres.

Un constat sans appel: «Europe, la machine folle»...


«Europe, la machine folle» : c'est sous ce titre évocateur que L'Express (01.02) revient sur la construction européenne actuelle. Le constat est sans appel : «L'Europe qui se construit à Bruxelles ressemble de plus en plus à un train fou lancé sur une pente vertigineuse». Bien entendu «la prudence dicterait au moins au conducteur de ralentir la vitesse». Mais «pas du tout : pied au plancher, José Manuel Barroso, le Président de la Commission, fonce tête baissée». Quelle mouche a donc piqué la Commission s'interroge l'hebdomadaire ? Le dogme ! «Le marché est faussé par des monopoles qui font monter les prix. Cassons-les, libéralisons le secteur ; des nouveaux entrants se feront concurrence, et feront baisser les prix». Voilà le vrai «catéchisme» de la Commission. Mais si cette recette a pu réussir dans un secteur tel que les télécoms, pour autant elle n'est pas forcément la bonne dans tous les domaines. Mais qu'à cela ne tienne ! «Si c'est un fiasco, comme dans le secteur de l'énergie», les institutions bruxelloises considèreront que «c'est que l'on n'est pas allé assez loin !». Pourtant «plus personne ne croit à la baisse des prix. En deux ans, le prix du mégawatt/heure a triplé de 20 à 60 euros pour les industriels, alors qu'EDF demeure le producteur le moins cher du marché européen grâce à son parc nucléaire». Et malgré ce constat amer, «Bruxelles veut maintenant faire sauter les tarifs réglementés qui protègent les consommateurs français, toujours au nom de la libre concurrence». Mais «pas question de remettre en question le dogme», même si tous les secteurs s'effondrent les uns après les autres. «Après le fret ferroviaire de la SNCF, en train de s'effondrer sous les coups de boutoir d'une concurrence brutale, La Poste est, elle aussi, sur le pied de guerre (...) Et le grand choc approche avec la concurrence totale pour les particuliers, au 1er janvier 2009. Une bombe sociale et politique à retardement». «Le cinéma français tremble aussi». Et dernière cible en date : «les jeux de hasard». «De l'idéologie pure» s'inquiète un dirigeant d'une grande entreprise publique française. Mais comme le rappelle très justement le lobbyiste Stéphane Desselas, directeur d'Athenora Consulting, la logique libérale est inscrite «dans les gènes» de la Commission. Alors, puisque «la feuille de route de la Commission Barroso [peut] tenir sur un timbre-poste» (traque des aides publiques, démantèlement des monopoles, dérégulation), comment s'étonner que l'Europe ait perdu ses repères puisqu'elle n'a plus de «colonne vertébrale». Et l'hebdomadaire de lister les problèmes : «premier problème : la Commission n'a pas vraiment de direction politique». Car «en moins de dix ans, le petit collège de 6 membres est devenu une équipe de 27 commissaires, convertis pour la plupart à la toute-puissance du marché», ce qui fait dire au juriste Antoine Gosset-Grainville qu'«il y a un recul la collégialité et beaucoup moins de cordes de rappel pour éviter les dérives». Des dérives amplifiées par «le pouvoir de l'administration, avec cette caste de 20 000 hauts fonctionnaires polyglottes et cosmopolites». «Ces brillants esprits vivent dans leur bulle, imprégnés de culture libérale, mais complètement coupés de la réalité des entreprises» s'insurge un dirigeant d'une grande entreprise publique française. Autre problème pointé du doigt par L'Express, et non des moindres : «les lobbyistes, cet univers d'agents d'influence qui font la loi à Bruxelles. Ils seraient au moins 15 000 à graviter autour du Berlaymont [nom du siège de la Commission] où ils entrent comme dans un moulin». Car non seulement «ils font avancer leurs idées et tentent d'influencer les textes de la Commission», mais ils vont même jusqu'à proposer de les rédiger ! Et malheureusement, face à cette toute-puissance, les Français «ont bien du mal à trouver leur place» et vont jusqu'à se contredire : «ils invectivent Bruxelles quand ils sont à Paris, et finissent en général par céder sur tout à Bruxelles» soupire un haut fonctionnaire. Cette attitude est en effet typique des députés issus des deux grands groupes du Parlement, le PPE (UMP en France) et PSE (PS en France), qui y décident pourtant de la pluie et du beau temps. Et en effet «sur l'énergie, le fret ferroviaire ou La Poste, la France a freiné des quatre fers, avant de tout accepter en bloc. Sans aider les entreprises à se préparer» alors que, comme le souligne un dirigeant français dépité, «voilà dix ans que la Deutsche Post se prépare» ! Idéologie et libéralisme extrêmes de la Commission, incohérence et inconsistance de certains députés français, comment s'étonner que les citoyens aient voté «non» le 29 mai 2005 et ne comprennent plus rien à cette Europe folle !

Islamisation: Offensive du créationnisme islamique


Dénoncer «l’imposture des évolutionnistes, leurs affirmations trompeuses» et «les liens occultes existant entre le darwinisme et les sanglantes idéologies telles que le fascisme ou le communisme». Tel est l’objet de «L’Atlas de la création», luxueux ouvrage envoyé depuis une semaine dans la plupart des universités, collèges et lycées de France, et signé d’un prédicateur islamiste turc, Harun Yahya (de son vrai nom Adnan Oktar). Envoyé à plusieurs dizaines de milliers d’exemplaires depuis la Turquie et l’Allemagne, ce livre rejette, entend démontrer que l’homme demeure inchangé depuis sa création et que les espèces animales sont également immuables. Le ministère de l’Education nationale a aussitôt fait savoir que l’ouvrage «ne correspond pas au programmes établis pas le ministre de l’Education», et a demandé aux recteurs de veiller à ce que ce livre ne tombe pas dans la main des élèves. Pour Hervé Le Guyader, biologiste à la faculté de Jussieu (Paris), «il s’agit d’une nouvelle forme de créationnisme, bien plus insidieuse que celle, d’inspiration chrétienne, qui sévit en Amérique du Nord» car cela peut être «redoutablement efficace» auprès d’un public non averti, explique-t-il encore au Figaro (02.02).
Reste à savoir qui se cache derrière Harun Yahya, qui a financé l’édition et la distribution massive de ce livre de très belle qualité. «Autre mystère, souligne Le Figaro (02.02), comment la maison d’édition s’est elle procuré les noms des destinataires ?».

Chômage : Vrais chiffres ou fausses manip ?


Une baisse record accueillie par un concert de contestations. Avec 2 092 000 chômeurs à la fin 2006, le niveau de chômage est retombé à son plus bas niveau depuis 2000. Or, depuis l’annonce triomphale de ces chiffres par le ministre de la Cohésion sociale, Jean-Louis Borloo, la polémique sur la vérité de ces chiffres prend de l’ampleur.
Sur les trois derniers mois de l'année, les radiations administratives ont grimpé de 21,4% sur un an par rapport à la même période l'an dernier, et les dispenses de recherche d'emploi (à partir de 57 ans et demi, les chômeurs n'ont plus à faire état de recherches d'emploi) ont gagné 10,4% (La Tribune, 31.01). Les sorties de l'ANPE dues aux reprises d'emploi déclarées ont diminué de 1,7%.
«Le taux de sortie bat des records depuis 1999, sans rapport avec la création d'emplois», affirme un collectif de syndicats de l'ANPE et de l'Insee, de chercheurs et d'associations de chômeurs. Selon ces calculs, basés sur les enquêtes ANPE, le nombre de chômeurs radiés, «déboutés» (qui n'ont plus droit aux Assedic) a explosé, les chômeurs renonceraient à s'inscrire, devenant « invisibles » rapporte Vingt minutes (31.01).
Une réalité des chiffres du chômage soulevée par le Canard enchaîné de la semaine dernière indiquant que l'Insee reporterait à l'automne, soit après les élections présidentielles, son enquête «Emploi 2006» qui paraît habituellement en mars. Le directeur général de l'Unedic a jugé « qu’on a le droit de s'étonner» de la décision de l'Insee, la jugeant «regrettable» et trouvant la «situation un peu bizarre et sans précédent».
Les annonces de satisfaction du gouvernement sont donc très vite ramenées à leur juste réalité par les données brutes des créations d’emplois. Ce n’est pas à coup de contrats aidés et de contrats publics que la vitalité économique reprendra. Seule la mise en place d’un environnement favorable à l’entreprise française par la remise en cause des 35 heures, par l’institution de la TVA sociale et par la protection tarifaire du marché européen à l’encontre du dumping social, notamment pratiqué par la Chine, est susceptible de créer les conditions d’une baisse drastique et réelle du chômage, comme le prône Philippe de Villiers. Sur le chômage comme sur l’insécurité, les chiffres du gouvernement maquillent la réalité de l’échec de la droite gouvernementale et du président de l’UMP qui, depuis 2002, s’est retrouvé à la fois ministre de l’Economie et ministre de l’Intérieur.

Violence scolaire : Le chiffre du jour : 2069


C’est le nombre d’actes de violences recensés sur la base Signa, le logiciel de recensement et de signalement de l’Education nationale. Seuls 463 faits de violence ont été signalés à la police, soit 22% uniquement, et seuls 60 cas (3%) ont été portés devant le Parquet. C’est pour cette raison que la police et l’école ont décidé d’avancer « main dans la main » pour mieux protéger les élèves et éviter l’escalade de la violence et du mal-être. Le procureur de la République, le préfet de police et le recteur de Paris ont signé une convention pour renforcer le dispositif de signalement des infractions commises dans les établissements parisiens.

dimanche 4 février 2007

Voter Non dès le premier tour ?

L'Editorial de Paul-Marie COÛTEAUX
Conseiller politique de Philippe de VILLIERS, Député européen

Qui ne voit combien la campagne est atone ? Peut-être ne s'ouvrira-t-elle qu'au printanier matin du 21 mars, lorsque les électeurs découvriront quels candidats la loterie des signatures admet à concourir. Or, dès le surlendemain, 23 mars, s'ouvriront en grande pompe, à Berlin, les festivités marquant le demi-siècle du traité de Rome : malgré les précautions que prennent les favoris (ou favorites) du sérail, la campagne se trouvera alors lancée sur son vrai thème, l'Europe, qui reste, historiquement donc politiquement, le principal sujet du jour - un peu comme l'était la question algérienne en 1958... De l'Europe tout dépend : on nous l'a assez dit...

Où en sommes-nous? La réunion des "Oui", organisée à Madrid le 26 janvier par les deux seuls pays qui ont ratifié le texte Giscard par la voie référendaire, le Luxembourg et l'Espagne, n'a réussi qu'à montrer les divisions du continent, non seulement entre les 18 approbateurs et les 9 récalcitrants mais aussi entre les Oui selon qu'ils veulent une "Constitution plus" (assortie de garanties propres à amadouer les "non") ou une "Constitution moins", limitée au Titre institutionnel - lequel permettrait d'ailleurs de faire passer ensuite tout le reste. Devant ces tergiversations, l'Allemagne a son propre plan exprimé, dès le 19 décembre à Bruxelles par le ministre allemand des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier, refusant tout "traité au rabais". Le 17 janvier, Mme Merkel annonça devant le Parlement européen sa volonté de faire aboutir le texte initial, assorti d'un vague préambule de bonnes intentions, comme si de rien n'était, en expliquant que, fruit d'un équilibre âprement négocié par une longue convention, il demeurait irremplaçable.

Le premier temps de ce curieux mariage forcé (la promise a dit non, mais doit nonobstant se laisser marier !) devrait être le grand coup de cymbales de Berlin célébrant ce que l'on appelle par habitude et par erreur "l'Europe". Après cinquante ans d'efforts, impossible de s'arrêter, tonne Steinmeier, nourrissant un espoir qu'il a déjà imprudemment formulé : "Les pays qui ont refusé le projet de Constitution semblent aujourd'hui prêts à négocier" (Le Figaro, 20 décembre 2006). En somme, le diktat allemand parie sur la faiblesse des deux Non, et surtout celui de la France, dans l'idée qu'il sera ensuite plus facile de fléchir des Pays-Bas alors isolés. C'est d'ailleurs pourquoi plusieurs mouvements souverainistes européens ont poussé la délégation française du groupe Indépendance et Démocratie au Parlement européen à lancer une campagne sur le thème "Non c'est Non !", dont on reparlera...

Reste heureusement le premier tour : une ultime fois peut-être, les Français pourront choisir entre deux modèles de civilisation qui découlent nécessairement de l'Europe à venir : soit l'Europe fusionnelle à l'allemande, qui doit faire marcher 27 ou 30 pays sur tous sujets d'un même pas, qui est d'ailleurs celui de la mondialisation libérale ; soit une Europe des coopérations (en matière de recherche, de politique commerciale extérieure, de politique industrielle ou d'environnement...) qui seule respectera les droits sociaux et politiques conquis dans le cadre national, lesquels s'effacent à mesure que celui-ci se dissout. On gage que ce débat dominant le premier tour, qui redonnera la parole aux souverainistes, et en premier lieu à celui qui voici moins de deux ans, en imposant les thèmes de campagne - frontières, protections, souveraineté -, fut le premier porte-parole du "Non", Philippe de Villiers, bouleversera une donne aujourd'hui trop bien ficelée.

En savoir plus sur le projet européen porté par Philippe de Villiers : RDV sur le site des députés souverainsites au parlement européen - Autre Europe

dimanche 28 janvier 2007

Les excès de pouvoir de Bruxelles dénoncés

40 professeurs d'Université ont jeté un pavé dans la mare en publiant il y a un mois une lettre ouverte au Président de la République (ici, deuxième partie de la page). Ils mettent en garde contre une dérive normative communautaire "gravement attentatoire à la démocratie puisqu'elle retire aux législateurs nationaux tout pouvoir". Ces professeurs mettent en garde contre une "entreprise qui, par sa portée, dépasse en gravité tous les excès de pouvoirs auxquels, hélas, les autorités communautaires se sont désormais habituées." :

"Dans une démocratie organisée selon les principes de l'Etat de droit, une règle n'est légitime que si elle émane d'une autorité investie du pouvoir de l'édicter. [Or] comme on l'enseigne aux étudiants de première année des facultés de droit, sinon déjà aux collégiens dans leurs cours d'instruction civique, ce n'est qu'à cette condition qu'elle est une règle de droit et mérite donc obéissance".

Evoquant un "excès de pouvoir manifeste" de la Commission de Bruxelles, ils préviennent qu'

"ils ne pourront plus longtemps se résoudre à se déshonorer, dans leurs écrits comme dans leurs enseignements, en affectant de tenir pour du droit ce qui n'en est évidemment pas."

Ils demandent en conclusion au Président de la République de "rappeler aux institutions de l'Union européenne que le Traité CE ne lie la France que tel que le Conseil constitutionnel en a autorisé la ratification et non pas tel qu'elles veulent le comprendre".

Source: Le Salon Beige, par Michel Janva